Women peasants are women – PORTUGUESE FINAL
La Vía Campesina — publications (WP REST) 2023-02-14 Adobe PDF Library 15.0 SCORE 9/10
Document original ↗Synopsis
Ce document est une étude menée par La Via Campesina Afrique Australe et Orientale (LVC SEAf) sur la violence contre les femmes camponesas en Afrique de l'Est et Australe. Coordonnée par Jacqueline Halima Mgumia, cette recherche s'inscrit dans une démarche de « Féminisme Populaire Paysan » visant à documenter les luttes spécifiques des femmes paysannes, souvent occultées par les mouvements féministes dominants qui ignorent le contexte rural et agricole. L'étude repose sur un diagnostic : bien que les femmes produisent près de trois quarts des biens alimentaires des zones rurales et soit essentielles à la subsistence agricole, elles sont systématiquement exclues des droits fonciers (propriété, héritage, vente) et soumises à une oppression croisée — à la fois en tant que femmes (patriarcat) et en tant que camponesas (capitalisme, marginalisation rurale). Les auteures redéfinissent la violence contre les femmes paysannes au-delà de la violence physique et sexuelle : la privation du droit à acquérir, détenir et utiliser la terre, l'interdiction de récolter ou vendre les produits agricoles, l'impossibilité de divorcer, l'absence de contrôle sur la reproduction constituent des violences structurelles ancrées dans des pratiques coutumières, des codes hérédité patriarcaux et des rapports de production inégaux. En questionnant « les femmes paysannes souffrent-elles d'une forme de violences spécifique du seul fait d'être paysannes ? », le document situe l'intersectionnalité genre-classe-terroir au cœur des luttes pour la terre et la souveraineté alimentaire en Afrique, tout en appelant à une transformation radicale des mouvements paysans eux-mêmes.
En clair
Ce texte raconte comment les femmes paysannes d'Afrique de l'Est et Australe n'ont pas le droit de posséder la terre qu'elles cultivent, de récolter ce qu'elles produisent, ou d'hériter — et comment ces lois et traditions tuent leur liberté et leur survie. Les femmes paysannes organisées dans La Via Campesina disent que c'est pas assez de combattre juste le capitalisme ou juste le patriarcat séparément : faut les combattre ensemble, et transformer aussi les mouvements paysans qui oublient les femmes.
Extraits
revendiquer notre droit d'acquérir, de détenir et d'utiliser la terre ; l'accès à l'eau et aux services sociaux
% des femmes en âge actif sont des paysannes agricultrices à petite échelle et productrices de presque trois quarts des biens alimentaires
Nos luttes contre le capitalisme ignorent souvent la position des femmes dans le processus de production. Nous n'avons pas le droit à la possession de la terre ni à la récolte comme les hommes
Féminisme populaire paysan de La Via Campesina, qui a pour objectif de renforcer une voix collective de paysans et paysannes unis contre le patriarcat et le capitalisme
Ils ont pris la terre à une femme sans qu'elle le sache. Apparemment, le mari l'a vendue sans l'informer, la laissant sans terre pour cultiver
Expulsée de sa terre après la mort du mari, sans avoir de lieu où rester ni de famille pour la soutenir, la femme a quitté son village
Certains hommes ne permettent pas aux femmes d'utiliser des méthodes de contraception, donc, apparemment, la femme ne peut pas choisir ni planifier le nombre d'enfants