Commonist Tendencies
Archive.org — anarchism + land/peasant (strict) 2013 SCORE 6/10
Document original ↗Synopsis
Jeff Shantz propose une théorisation du commonism comme alternative idéologique distincte du communisme d'État. Le texte retrace comment les commons—terres et ressources collectives qui ont soutenu la vie paysanne en Angleterre et Europe occidentale—ont été volés par des pratiques violentes et légalisées d'enclosure, processus que Marx nomme « accumulation primitive ». Shantz analyse comment cette logique se perpétue sous la néolibéralisme contemporaine à travers une série de « nouvelles enclosures » : privatisation des services publics, démantèlement des protections sociales, extension de la commodification à tous les domaines de la vie. Le commonism est défini comme une aspiration à l'entraide mutuelle, au partage et au bien commun collectif—sans reproduire l'autoritarisme et le centralisme du communisme soviétique. L'auteur diagnostic un problème majeur des mouvements de gauche du Nord global : pris dans des cycles de mobilisations symboliques et éphémères (Occupy, anti-pipeline), ils échouent à construire des infrastructures durables d'opposition ni à intervenir dans les relations de production. Le texte situe les enjeux dans un contexte de crise multidimensionnelle (écologique, économique, politique) où il devient urgent de construire collectivement des alternatives réelles. Les commons contemporains se déploient sur trois registres : écologique (eau, atmosphère, forêts), social (santé, éducation, protection sociale) et réseau (accès aux moyens de communication). La critique centrale porte sur la contradiction entre profits privés tirés de l'extraction de ressources et dégâts écosociaux partagés collectivement—une manifestation du conflit irréductible entre marchandise et commun.
En clair
Ce livre explique comment le capitalisme a volé les terres et ressources qu'on partageait ensemble (commons) en les enfermant de force, et comment on continue à le faire aujourd'hui en privatisant la santé, l'école, l'eau. Il propose une vision où on gère collectivement nos ressources commune sans État autoritaire ni marché capitaliste.
Extraits
Pour les communalistes, la référence désigne plus précisément les terres communes et les ressources qui sustentaient la vie paysanne…
Pour beaucoup, la vision constructive et la pratique visant à satisfaire les besoins sociaux (individuels et collectifs) s'expriment comme bien commun…
C'est peut-être un terme populaire parce qu'il permet de parler de propriété collective sans évoquer une mauvaise histoire…
La référence aux communs désigne les terres et ressources collectives auxquelles tous ont eu accès pour satisfaire les besoins sociaux humains…
L'énorme écart entre le profit privé tiré de l'extraction des ressources et de la production industrielle (à partir de celles-ci)…
De plus en plus, la nécessité de développer des ressources infrastructurelles partagées — ce que j'ai appelé des infrastructures de résistance — devient évidente…
Les mouvements de gauche, de différentes tendances, ont cherché l'élan perdu après le 11 septembre 2001…