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La Vía Campesina — publications (WP REST) 2017-08-08 SCORE 6/10

Document original ↗

Synopsis

Ce document est un appel politique pour une Journée d'action mondiale le 9 novembre contre les murs comme monuments d'expulsion, d'exclusion et d'oppression. Il pose les murs frontaliers (mur israélien en Palestine, mur US/Mexique en terres autochtones Tohono O'odham) et les murs carcéraux comme des outils de confiscation territoriale et de contrôle des peuples, au service d'une logique coloniale persistante. Le texte établit un lien explicite entre les murs et la dépossession foncière : le mur israélien « is an integral part of its policy to confiscate over 60% of the West Bank », tandis que le mur US/Mexique divise les terres du peuple Tohono O'odham. L'appel valorise l'expérience autochtone en citant un leader Tohono O'odham qui soulève l'inexistence même du concept de « mur » dans la langue de son peuple — critique ontologique du régime de séparation. Le texte propose une mobilisation transnationale unissant « peoples affected by walls and movements fighting walls » autour de quatre axes : sensibilisation, solidarité (notamment entre mouvements autochtones et anti-frontières), demande politique immédiate d'arrêt des murs, et défunding des industries de la construction murale. Bien que centré sur la critique politique plutôt que sur des propositions de modèles d'usage alternatif de la terre, le document enrichit la compréhension de la « libération des terres » en tant qu'enjeu de souveraineté territoriale, d'autodétermination et de décolonisation — particulièrement pertinent pour les acteurs autochtones et palestiniens.

En clair

Ce texte explique que les murs frontaliers ne sont pas des barrières « naturelles » mais des outils pour chasser les peuples de leurs terres — particulièrement les autochtones (comme les Tohono O'odham) et les Palestiniens. C'est un appel à unir tous les peuples affectés par ces murs pour les détruire et reconquérir le droit à leurs territoires.

Extraits

Il n'y a pas de mot pour mur dans notre langue. Nous avons demandé à nos aînés. Nous avons cherché. Il n'y a pas de mot pour mur parce qu'il ne devrait pas y avoir de murs.

p. 1

Il y a 15 ans, Israël a commencé à construire son Mur, haut de jusqu'à 8 mètres et long de plus de 700 km, sur les terres palestiniennes occupées, comme élément intégral de sa politique de confiscation de plus de 60 % de la Cisjordanie et d'emprisonnement du peuple palestinien sur pas plus de 13 % de sa patrie historique.

p. 1

Les Palestiniens n'ont jamais cessé de résister à ces Murs illégaux et à l'expulsion continue de leur peuple de leurs terres.

p. 1

Près de 70 murs à travers tous les continents déchirent aujourd'hui les vies et les terres des peuples.

p. 1

Exigez la fin immédiate des murs qui expulsent, excluent, oppriment, discriminent et exploitent.

p. 2
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