L’État et son rôle historique

CRAS (Centre de Recherches sur les Alternatives Sociales) 2012-01-11 SCORE 5/10

Document original ↗

Synopsis

Ce texte est une conférence anarchiste du XIXe siècle qui entreprend d'analyser l'État sous un angle historique et critique. L'auteur pose d'emblée une division fondamentale parmi les socialistes : d'un côté, ceux qui espèrent utiliser l'État pour accomplir la révolution sociale ; de l'autre, ceux qui voient en lui un obstacle structurel à l'avènement d'une société égalitaire et libre. Le texte commence à déconstruire une confusion courante : celle qui assimile l'État à la Société. L'auteur démontre historiquement que les sociétés humaines ont existé pendant des milliers d'années sans État, notamment sous la forme de communes et de fédérations libres, en particulier durant les périodes jugées les plus glorieuses de l'humanité. Le document attaque ensuite la théorie du contrat social (Rousseau, Diderot) en s'appuyant sur les découvertes anthropologiques : l'être humain n'a pas créé la société, il y est né ; le point de départ de l'humanité n'est pas la famille paternelle mais le clan et la tribu. L'extrait décrit ces sociétés primitives/tribales où la chasse et la cueillette se faisaient en commun, où l'accumulation de propriété privée était impossible structurellement. Ce passage, bien que fragmentaire, amorce une généalogie des formes sociales qui opposerait les sociétés communales préhistoriques aux régimes de propriété privée et à la concentration étatique. Pour la thématique veille, ce texte offre une théorie anarchiste des communs protohistoriques et une critique radicale de la propriété privée comme forme dominante, mais il reste ancré dans la théorie philosophique générale plutôt que dans l'analyse des luttes foncières ou paysannes contemporaines.

En clair

Ce texte montre que les humains ont longtemps vécu ensemble sans État, dans des communes où tout se partageait. Ça peut servir à justifier pourquoi on peut imaginer d'autres formes de vie collective et d'usage commun de la terre, contre l'idée que la propriété privée et l'État sont inévitables.

Extraits

les masses d'hommes vivaient en communes et en fédérations libres

p. 3

les périodes les plus glorieuses de l'humanité furent celles où les libertés et la vie locale n'étaient pas encore détruites par l'État

p. 3

l'homme a vécu en sociétés pendant des milliers d'années, avant d'avoir connu l'État

p. 3

Toute la tribu faisait la chasse ou la cueillette en commun

p. 6

L'accumulation de la propriété privée ne pouvait s'y faire

p. 6
Version interactive ↗ Fiches proches · BibTeX · partage par citation