Click to read the complete statement
La Vía Campesina — publications (WP REST) 2017-08-08 SCORE 8/10
Document original ↗Synopsis
Ce document est une déclaration de solidarité de La Via Campesina (LVC), organisation internationale de paysans, envers les mouvements d'occupation des terres en Afrique du Sud. Le texte pointe deux axes d'action : d'une part, la lutte des habitants de Kayelitsha et d'autres colonies informelles contre la dépossession foncière historique (héritée de l'apartheid) et pour l'accès à la terre que le régime démocratique leur avait promis depuis 1994 ; d'autre part, la résistance des peuples autochtones des côtes ouest et sauvage contre l'exploitation minière (Mineral Sands Resources, compagnie australienne) qui détruit leurs terres et compromet leur droit à vivre de leurs ressources. Le document articule une critique du néocolonialisme : les élites africaines complices des corporations transnationales perpétuent, sous des formes nouvelles, l'expropiation des terres et des ressources que l'apartheid avait institutionnalisée. Les assassinats d'activistes locaux (Philela Gilwa et Mthando Ras Zuma) ponctuent cette escalade répressive. La solidarité de LVC repose sur une convergence entre luttes paysannes et luttes autochtones pour la terre, la dignité et l'autonomie face à l'impérialisme économique contemporain.
En clair
En Afrique du Sud, des habitants de Kayelitsha occupent des terres qu'on leur avait promises après l'apartheid mais qu'on leur refuse toujours, tandis que des peuples autochtones défendent leurs terres contre des mines australiennes qui les détruisent. La Via Campesina (une organisation mondiale de paysans) exprime sa solidarité : c'est un appel à s'unir contre ceux qui volent les terres des pauvres et des peuples autochtones.
Extraits
Les établissements informels urbains ont historiquement été un outil du système d'apartheid pour effacer la dignité, l'identité et le tissu social des populations majoritaires marginalisées d'Afrique du Sud, qui sont largement sans emploi et sans terres.
Les gens sont fatigués d'attendre l'accès à la terre qui leur a été promise depuis les débuts de l'Afrique du Sud en tant que nation démocratique.
Les activistes et les communautés sont descendues dans la rue pour occuper occuper les espaces urbains ouverts, avec plusieurs activistes ayant été assassinés tout au long de leurs actions.
Nous aimerions honorer les vies de Philela Gilwa et Mthando Ras Zuma, jeunes activistes locaux assassinés ces derniers mois, dans leur lutte pour la dignité et les conditions de vie décentes pour eux et leur lutte.
le pillage systématique et la destruction de nos précieuses ressources naturelles et l'oppression de notre peuple
nos élites africaines dans les secteurs public et privé ont colludé pendant des années dans la corruption avec les corporations transnationales malfaisantes qui représentent aujourd'hui le nouveau visage du néocolonialisme impérialiste.
lutter contre Mineral Sands Resources, compagnie minière basée en Australie, qui détruit les littoraux sud-africains, sapant les droits des peuples autochtones locaux à utiliser leurs propres terres pour soutenir leurs moyens de subsistance et leur identité.