Nature of the Land Movement in Jalpaiguri District

Archive.org — commons / enclosure / agrarian (strict) 2018-11-15 PDFCreator 2.5.2.5233 SCORE 7/10

Document original ↗

Synopsis

Cet article historiographique examine le mouvement foncier dans le district de Jalpaiguri en Bengale occidental (Inde coloniale), particulièrement entre 1938-1939. Il se concentre sur le rôle du Krishak Samiti, une organisation paysanne mobilisant les petits cultivateurs contre l'exploitation des zamindars (propriétaires terriens), des zotedars (fermiers intermédiaires) et des prêteurs. Le document décrit comment des organisateurs urbains de gauche, issus de la classe moyenne, se sont liés aux paysans villageois illettrés à travers un travail politique intensif — baithaks (réunions de village), assemblées publiques, distribution de tracts, use de tambours locaux pour annoncer les rassemblements. Le Krishak Samiti s'est organisé au niveau des unions villageoises et a rapidement recruté plus de 1 000 membres en six mois. L'article soulève la question centrale de l'exploitation des adhiars (métayers) qui cultivent sur des terres louées, sans droit permanent (swatwa), et assujettis à des parts très élevées des récoltes ainsi qu'à des crédits agricoles usuraires. La conférence du Krishak Sabha du 27 juin 1939 est présentée comme un moment fondateur où l'exploitation des adhiars par les jotedars (petits propriétaires cultivateurs) a été explicitement adressée comme problème agraire structurel. Le mouvement combine ainsi des demandes foncières concrètes (réduction des rentes, droits d'usage stables) avec l'éducation politique des masses paysannes aux idées socialistes et communistes. Ce contexte pré-indépendance révèle les racines historiques des mouvements paysans sud-asiatiques contemporains.

En clair

Cet article raconte comment les paysans sans terre du Bengale colonial se sont organisés contre les propriétaires terriens et les prêteurs qui les exploitaient — montrant que les luttes paysannes pour la justice foncière existaient avant l'indépendance de l'Inde. C'est utile pour comprendre que ces mouvements ne sortent pas de nulle part : ils ont une généalogie coloniale et un ancrage dans des demandes matérielles très concrètes (droit à cultiver sans être expulsé, rentes justes, crédits non usuraires).

Extraits

Le mouvement pour la terre faisait partie de l'agitation paysanne dans le district de Jalpaiguri. Ce mouvement est né contre l'exploitation…

p. 1

Placés dans une situation sans issue, les paysans obtenaient de la terre Adhi à cultiver à condition de verser un taux élevé (de partage)…

p. 3

Un bureau local du Krishak Samiti a été installé à Maidan Dighi à Boda. Nandaswer Barman a fait don de quatre bighas (1,33 acre) de terre…

p. 2

Les gauchistes et les dirigeants du Krishak Samiti ont joué un rôle actif dans ce mouvement. Ils ont utilisé diverses techniques…

p. 1

Le Krishak Samiti a été formé sous la direction de citadins de la classe moyenne. Mais tous les paysans étaient des villageois analphabètes…

p. 2

Les babus de la ville de Jalpaiguri furent d'abord accueillis avec quelque méfiance, mais gagnèrent rapidement la confiance des paysans grâce à leur travail acharné…

p. 2

quand au moment de la culture ils prenaient un emprunt en paddy, dhan karja, ils l'obtenaient à condition qu'au moment du remboursement…

p. 3

Fin mai 1939, soit dans les six mois suivant la formation du Krishak Samiti Organisateur de District, douze Unions…

p. 2

En tant que composante de la nation, chacune des classes anti-impérialistes en faisait partie. Mais le Krishak Sabha était l'organisation de classe…

p. 2
Version interactive ↗ Fiches proches · BibTeX · partage par citation