Copia di KANDY DECLARATION

La Vía Campesina — publications (WP REST) 2025-11-07 Canva SCORE 9/10

Document original ↗

Synopsis

La Déclaration de Kandy est un manifeste politique issu de la 3ème Conférence Mondiale Nyéléni (juillet 2023, Sri Lanka), qui rassemble plus de 100 pays et représente des paysans, travailleurs agricoles sans terre, peuples autochtones, féministes, mouvements de justice climatique et économies de solidarité. Le texte pose un diagnostic de crise systémique : le capitalisme, l'impérialisme et l'extractivisme transforment les terres, les eaux, les écosystèmes et les communs en marchandises, causant famines, destruction territoriale, oppression et exploitation. La déclaration critique frontalement l'agro-industrie (monocultures, OGM, pesticides, aquaculture industrielle) et les institutions financières internationales (Banque mondiale, FMI, OMC) qui les promeuvent. Elle affirme une généalogie de résistances ancrées dans les luttes concrètes (Nyéléni Mali 2007/2015, Aragalaya Sri Lanka, grèves paysannes en Inde) et propose un agenda de transformation systémique fondé sur : la revendication de territoires et de communs, la construction d'économies de solidarité et d'agroécologie, la souveraineté alimentaire, les réparations foncières aux peuples colonisés et expropriés, la reconnaissance des droits des femmes et des minorités, et l'autonomie territoriale. Le document lie explicitement la question foncière (land grabbing, financiarisation des territoires, extraction) à l'intersectionnalité (patriarcat, racisme, casteïsme, homophobie, militarisme) et nomme les luttes féministes et paysannes comme centrales à la libération.

En clair

Ce texte réunit paysans, peuples autochtones, féministes et mouvements de justice du monde entier pour dire : le capitalisme nous vole les terres, pollue notre nourriture, opprime les femmes et les minorités. On doit construire ensemble des façons autres de cultiver (l'agroécologie), de vivre (la solidarité, le partage), et de contrôler nos terres et nos ressources — pas les vendre aux riches, pas les laisser à l'État, mais les garder en commun.

Extraits

Nous avons repris les terres, les eaux et les territoires par les luttes des peuples ; construit des territoires agroécologiques ; et défendu le Droit à l'Alimentation et à la nutrition

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Le modèle agro-industriel sape systématiquement le Droit à l'Alimentation et à la santé par les monocultures, l'aquaculture industrielle, la pollution, les soi-disant « aliments bleus », les organismes génétiquement modifiés et édités génétiquement

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nouvelle vague d'extractivisme et d'accaparement des ressources des terres, des océans et des terres rares. Cela déplace les communautés dans les zones rurales et urbaines

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Le système capitaliste est enraciné dans l'individualisme, la consommation et l'accumulation de richesses. Il est construit sur des structures sociales profondément discriminatoires et hiérarchiques basées sur la misogynie, l'ablisme, le patriarcat, le sexisme, la caste, la classe, le colonialisme et le racisme

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Notre lutte centre la reconnaissance du travail des femmes, la réorganisation des soins, la redistribution des richesses, la justice intersectionnelle et l'abolition de la violence basée sur le genre et la sexualité.

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Nous sommes inspirés par nos héritages de résistance—Forums Nyéléni au Mali (2007 et 2015), le mouvement Aragalaya au Sri Lanka, les protestations des agriculteurs en Inde

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nous avons nourri des économies de soins, de coopération et de solidarité, centrant buen vivir et la dignité

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