Agroécologie et anarchisme organisé
The Anarchist Library — OPDS (new releases) 2023-10-15 xdvipdfmx (20220710) SCORE 8/10
Document original ↗Synopsis
Cette interview avec un militant de la Fédération anarchiste de Rio de Janeiro (FARJ) documente le travail concret d'anarchistes organisés au sein des mouvements paysans brésiliens. Le document décrit comment le Peasant Struggle Front de la FARJ collabore avec le MST (Mouvement des sans-terres), le MPA (Mouvement des petits agriculteurs) et la CPT (Commission pastorale de la terre) autour de l'agroécologie et de la souveraineté alimentaire. Les protagonistes des luttes sont identifiés comme des travailleurs sans-terre, des petits agriculteurs et des communautés quilombola, souvent issues de l'industrie de la canne à sucre ou du travail en bidonville. Le texte souligne que la question foncière — accès à la terre, concentration extrême du foncier aux mains des latifundiários, accaparements, expulsions — est centrale en Amérique latine, malgré la concentration démographique urbaine. L'anarchisme y est présenté comme une tradition historique des luttes paysannes (Chine, Ukraine, Espagne, Pérou) et comme une approche pour construire le pouvoir populaire de bas en haut. Le travail concret porte sur l'organisation de coopératives de vente et distribution, la formation politique des bases, la communication et l'éducation rurale. Le texte mentionne aussi l'importance accrue de la souveraineté alimentaire dans le contexte de la pandémie COVID-19, avec des initiatives d'agriculture urbaine et de distribution de nourriture en solidarité dans les favelas.
En clair
Ce texte montre comment des militants anarchistes travaillent concrètement avec les mouvements de paysans sans-terre au Brésil pour organiser l'agroécologie et la vente collective de nourriture, en lutant contre la concentration des terres aux mains des gros propriétaires. Utile pour comprendre : comment relier la lutte urbaine et rurale, comment l'organisation collective marche en pratique dans les mouvements de masse, et quel rôle peuvent jouer les anarchistes dans les mouvements pour l'accès à la terre.
Extraits
Ancrée dans les savoirs paysans et indigènes, la lutte pour la souveraineté alimentaire et la réforme agraire, l'agroécologie est comprise par les mouvements sociaux comme « un outil de transformation sociale, économique, culturelle, politique et écologique des communautés et des territoires ».
Les protagonistes sont des travailleurs sans terre, de petits paysans et des communautés quilombola [descendants de marrons].
La question agraire, foncière (accès à la terre et concentration foncière), paysanne, indigène, noire et quilombola sont centrales en Amérique latine, malgré la concentration démographique dans les grandes villes.
avec une concentration extrême de la terre entre les mains des capitalistes, des latifundiários [grands propriétaires terriens] et des étrangers.
Il y a de nombreux conflits dans les zones rurales, avec des assassinats de leaders communautaires et de militants, des accaparements de terres et des expulsions.
contribuant principalement aux processus d'organisation du travail coopératif dans la région de Baixada Fluminense. L'un des résultats de ce travail a été la contribution à l'organisation d'une coopérative de vente et de distribution.
Actuellement, dans le contexte de la COVID-19, les mouvements ruraux ont une grande importance pour produire des aliments sains pour la population, et pour mener des initiatives sur les questions d'environnement, d'énergie et de souveraineté alimentaire.
Historiquement, l'anarchisme a été, et continue d'être, présent dans les luttes paysannes : Chine, Ukraine, Espagne, Pérou et autres exemples. L'anarchisme doit faire partie des luttes de base.
les connaissances accumulées de FARJ et les expériences historiques de l'anarchisme organisé dans les luttes paysannes, avec notre concept de travail social et notre style militant, poursuivant le développement du pouvoir populaire.