Women peasants are women – FRENCH FINAL

La Vía Campesina — publications (WP REST) 2001-01-01 Adobe PDF Library 10.0.1 SCORE 9/10

Document original ↗

Synopsis

Ce rapport de La Via Campesina Southern and Eastern Africa (LVC SEAf) documente les formes de violence spécifiques vécues par les femmes paysannes en Afrique de l'Est et australe — violence qui résulte de l'intersection entre le patriarcat, le capitalisme et l'accès à la terre. Le document affirme que les femmes paysannes ne subissent pas seulement l'oppression générale contre les femmes (héritage, autorité du mari, contrôle du corps), mais une oppression structurelle particulière liée à leur exclusion du droit d'acquérir, posséder et contrôler la terre — contrairement aux hommes paysans qui luttent pour conserver leurs droits fonciers, les femmes luttent pour ne pas perdre l'accès à la terre qu'elles n'ont jamais possédée légalement. Le rapport redéfinit ce qu'est la violence: au-delà de la violence physique, il inclut le refus d'héritage, l'interdiction de vendre les récoltes, l'invisibilité du travail reproductif. Il propose un féminisme paysan transformateur qui articule la lutte contre le capitalisme et l'accaparement des terres avec la lutte contre les inégalités de genre au sein même des mouvements paysans — argument formulé par les paysannes elles-mêmes, qui réfutent l'idée que les droits génériques des femmes (vote, leadership, capital) suffisent si les relations de genre dans la production agricole et la terre ne changent pas.

En clair

Ce texte raconte comment les femmes paysannes en Afrique ne contrôlent pas la terre qu'elles cultivent — à cause des lois et de la culture qui donnent tout aux hommes. Pour quelqu'un qui veut changer les règles du jeu à la campagne, c'est un document qui dit : impossible de réussir sans donner aux femmes les mêmes droits fonciers que les hommes.

Extraits

les droits des femmes paysannes sont sapés par le capitalisme et le patriarcat

p. 4

Les paysans en tant que groupe sont opprimés, et qu'au sein de ce groupe, les femmes sont encore plus opprimées par le patriarcat.

p. 5

Nous n'avons pas le droit à la terre ou aux cultures comme les hommes, et nous sommes tous des paysans qui luttent contre l'accaparement des terres.

p. 6

Les hommes se battent pour ne pas perdre leurs droits à la terre, nous nous battons pour ne pas perdre l'accès à la terre.

p. 6

reconnaître l'importance de s'attaquer aux inégalités de genre qui existent dans les relations de production et de reproduction

p. 4

féminisme populaire et paysan du mouvement La Via Campesina, qui vise à renforcer la voix collective des paysans contre le patriarcat et le capitalisme

p. 6

construire un féminisme paysan transformateur en Afrique australe et orientale

p. 6

diverses formes de violence structurelle subies par les paysannes

p. 2

moyens de subsistance sont intimement liés aux terres et territoires ruraux

p. 4
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