Sri Lanka - Current Disaster Situation Summary
La Vía Campesina — publications (WP REST) 2025-12-02 SCORE 7/10
Document original ↗Synopsis
Ce rapport documente la réponse de MONLAR, une organisation sri-lankaise, face au Cyclone Ditwah (novembre-décembre 2025) qui a dévasté le Sri Lanka en inondations et glissements de terrain. Environ 1 million de personnes sont affectées, plus de 15 000 maisons détruites, et 180 000 personnes sont déplacées dans des abris d'urgence. Les pertes agricoles sont massives, notamment pour les petits producteurs, fermiers de plantation et personnes sans terre. MONLAR mobilise ses réseaux locaux (People's Planning Forums) pour une réponse coordonnée, mais surtout pour lancer un programme de reconstruction agricole fondé sur l'agroécologie. L'organisation vise à supporter 5 000+ foyers de fermiers avec semences, restauration des sols, formation à l'agroécologie, et renforcement de la résilience climatique. De manière significative, MONLAR ancre sa stratégie dans l'expérience du tsunami 2004, où elle a lutté contre la « capture corporatiste des terres côtières ». Aujourd'hui, elle applique des leçons identiques : une reconstruction basée sur les droits, la prévention de l'appropriation par les intérêts commerciaux, la souveraineté alimentaire, et l'engagement collectif plutôt que la récupération individualisée par foyer. L'organisation plaide en parallèle pour un allègement de la dette externe auprès du FMI et de la Banque mondiale, reconnaissant que la capacité de reconstruction dépend de l'espace budgétaire libéré pour l'investissement public. Le texte souligne explicitement le risque que les personnes sans terre ou en tenure informelle ne soient exclues de la reconstruction et subissent une « aggravation des inégalités ».
En clair
Ce texte montre comment une organisation sri-lankaise reconstruit l'agriculture après une catastrophe en donnant du pouvoir aux petits paysans — en leur donnant des semences écologiques, de la formation, et en s'opposant aux corporations qui voudraient s'approprier les terres détruites. Utile si tu travailles sur : comment les petits producteurs se défendent après une crise climatique, ou comment l'agriculture écologique peut être une stratégie d'émancipation foncière, pas seulement environnementale.
Extraits
Garantir que les efforts de récupération renforcent plutôt qu'affaiblissent les droits fonciers communautaires, l'accès aux ressources et la sécurité des moyens de subsistance.
Empêcher les intérêts corporatifs d'exploiter les zones et communautés affectées par les catastrophes.
Promouvoir des méthodes agroécologiques qui rétablissent la santé des sols, restaurent la biodiversité et augmentent la résilience face aux futurs événements climatiques (inondations, glissements de terrain, précipitations irrégulières).
utiliser les PPFs pour mobiliser les communautés, reconstruire les réseaux locaux et assurer l'engagement collectif, plutôt que la récupération au niveau des ménages individuels, en promouvant la souveraineté alimentaire et la solidarité sociale.
beaucoup d'affectés sont sans terre ou ont un régime foncier informel, la récupération doit éviter d'approfondir les inégalités ou d'encourager la dépossession.
En 2004, MONLAR a joué un rôle critique en plaidant contre les politiques qui ont permis la capture corporative des terres côtières et ont sapé les droits communautaires.
Cibler au moins 5 000 ménages d'agriculteurs affectés dans les districts touchés pour un soutien direct, incluant la restauration des terres agricoles, la fourniture de semences, d'intrants écologiques, d'outils et de conseils techniques pour une culture résiliente.