ARQUEOLOGÍA, TURISMO Y COMUNIDADES ORIGINARIAS: UNA EXPERIENCIA EN NOR LÍPEZ (POTOSÍ, BOLIVIA)
discovery_promoted 2003-12-23 SCORE 6/10
Document original ↗Synopsis
Cet article traite d'une expérience de collaboration entre archéologues et communautés originaires du sud du Altiplano bolivien (Santiago K et Santiago Chuvica) autour de la gestion du patrimoine archéologique et des bénéfices du tourisme. Depuis 1996, le Projet Archéologique Altiplano Sud travaille avec ces communautés pour développer des produits touristiques culturels permettant aux populations locales de participer aux revenus du tourisme croissant dans la Réserve Nationale Eduardo Avaroa. Le contexte est marqué par deux processus mondiaux : la résurgence des identités ethniques autochtones et l'essor du tourisme culturel vers les régions 'authentiques'. Les communautés y formulent des demandes légitimes : maintenir les biens archéologiques en leurs territoires d'origine, être informées des résultats de recherche en langage accessible, participer à la gestion de leur patrimoine, et que soient respectées leurs formes culturelles locales d'interprétation. Le document souligne la tension entre l'intérêt scientifique pour 'conserver' le patrimoine (souvent en l'extrayant) et le droit des communautés à le contrôler et en tirer des bénéfices. Dans cette région, toute la population est organisée en communautés indígenas depuis au moins cinquante ans et la propriété communale de la terre y est pratiquée, tandis que subsistent les autorités originaires. L'article plaide pour un véritable dialogue interculturel et une alliance entre archéologues et peuples originaires, fondée sur le respect mutuel, pour défendre le patrimoine contre le trafic d'antiquités, l'infrastructure de services de grande échelle et le tourisme sans régulation.
En clair
En Bolivie, les touristes visitent des sites archéologiques importants, mais l'argent n'arrive pas à ceux qui vivent là-bas. Cet article raconte comment une communauté de montagne a commencé à travailler avec des chercheurs pour mieux contrôler ce tourisme et en tirer des bénéfices. C'est un exemple de communautés qui refusent d'être marginalisées et exigent le droit de gérer elles-mêmes leurs terres et leur patrimoine.
Extraits
Ces excursions, qui partent d'Uyuni ou de San Pedro de Atacama et durent entre trois et cinq jours, apportent peu d'avantages à la population rurale, qui souffre cependant des conséquences négatives du tourisme sur l'environnement, le patrimoine archéologique et les relations communautaires.
Donner une participation aux communautés dans la gestion de leur patrimoine archéologique, que ce soit en vue de la recherche, de l'exploitation touristique ou du contrôle de l'impact généré par de grands travaux.
Dans toute la région, la propriété communautaire des terres est pratiquée et dans de nombreux endroits, le système des autorités originaires se conserve encore.
Il est nécessaire que la relation entre les archéologues et les communautés indigènes prenne les caractéristiques d'un dialogue interculturel fondé sur le respect mutuel.
Le premier se réfère à la résurgence (paradoxale) des identités ethniques qui accompagne l'affaiblissement des États nationaux à l'ère de la mondialisation.
Toute la population de Lípez se trouve organisée en communautés indigènes depuis –au moins– un demi-siècle.