Tree, The Rock, and the Morrow
The Anarchist Library — OPDS feed 2026-05-14 xdvipdfmx (20220710) SCORE 8/10
Document original ↗Synopsis
« The Tree, The Rock, and the Morrow » est une parabole zapatiste datée de décembre 2024, narrée par le leadership de l'Ejército Zapatista de Liberación Nacional. Elle illustre, à travers une histoire allégorique, les principes d'autonomie territoriale et de démocratie directe cher aux Zapatistes. Le récit met en scène Chompiras, un milicien zapatiste qui cultive sa milpa (champ traditionnel de maïs), et sa compagne Lucecita, une femme instruite du collectif féministe « Mujeres que somos ». Chompiras repère un vieil arbre décrépit menaçant de s'effondrer, entraînant avec lui un énorme rocher qui dévasterait les infrastructures communautaires essentielles : école, chapelle, champs, commerces. Ensemble, Chompiras et Lucecita analysent le problème et alertent le gouvernement autonome local. Celui-ci convoque une assemblée générale inclusive de tous les habitants, quel que soit leur statut (Zapatistes, partisans, ex-Zapatistes, catholiques, protestants, musulmans, athées, etc.). Le texte insiste sur le processus décisionnel zapatiste : délibération collective étalée sur des mois, voire des années, où chacun peut proposer des idées. Le groupe zapatiste aboutit à un accord : relocaliser progressivement l'école, la chapelle, les champs de milpa, de café, de haricots, les potagers et les commerces de l'autre côté du village, en réorganisant le travail collectif de sorte que chacun ait le temps et les moyens de contribuer et de s'entraider. Cette parabole fonctionne comme un document programmatique sur la gestion zapatiste du territoire : autonomie locale, démocratie inclusive, travail collectif, économie agraire vivrière et présence active des femmes comme actrices politiques. Elle démontre que l'autodétermination territoriale n'est pas un slogan mais une pratique quotidienne d'organisation solidaire autour des enjeux fonciers et agricoles qui structurent la vie communautaire.
En clair
Ce texte montre comment une communauté paysanne zapatiste se décide collectivement — en incluant tout le monde — sur comment réorganiser ses terres et ses lieux de vie quand le territoire est menacé. C'est un exemple concret d'autodétermination : comment les gens ordinaires gèrent ensemble leur terre sans chef unique qui décide pour eux.
Extraits
L'autorité du Gouvernement Autonome Local dit : « Allons voir. » Et ils y allèrent en groupe, en tas même.
Ils tinrent une assemblée, invitèrent tout le monde dans le village — tout le monde —, peu importait qu'ils soient militants, Zapatistes ou ex-…
Le groupe — c'est-à-dire les Zapatistes du village — eut une réunion séparée, en tant que tels, et parvint à un accord sur ce qu'ils voulaient.
Ils firent un sous-plan, s'organisèrent, répartirent les tâches : qui fait quoi et à quelle heure, de sorte que chacun…
Elle venait de rentrer d'une réunion de Mujeres que somos où, bien sûr et comme il se doit, elles venaient de se faire gronder.
quand l'arbre tomberait, il entraînerait d'autres arbres avec lui, et avec leurs racines arrachées, il ameublirait le sol et cela…