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La Vía Campesina — publications (WP REST) 2018-05-23 Adobe PDF Library 15.0 SCORE 7/10
Document original ↗Synopsis
Ce primer (manuel pédagogique) en shona, publié par La Via Campesina Afrique du Sud/Est et Afrika Kontakt, documente les défis et les savoirs des petits agriculteurs paysans face au changement climatique dans six pays (Ouganda, Tanzanie, Zimbabwe, RDC, Kenya, Mozambique). Le texte articule une critique systémique : le changement climatique n'est pas un phénomène « naturel » isolé, mais résulte des pratiques économiques et des structures de pouvoir globales (mafambisirwo ezvinhu), particulièrement l'agribusiness, l'extractivisme et l'extension du régime marchand à la terre, l'eau et les semences. Le document définit clairement la souveraineté alimentaire comme le droit des paysans cultivateurs (varimi vezvokudya) à cultiver, transformer et contrôler leurs productions selon leurs propres systèmes de savoirs, en opposition aux impositions des grandes corporations et des régimes de propriété intellectuelle qui concentrent le contrôle des semences (notamment GMOs). Il critique également le patriarcat systémique (magariro anosimudzira varume) qui rend les femmes rurales particulièrement vulnérables. Le choix de publier en shona — langue bantoue du Sud-Est africain, et non en anglais colonial — manifeste un positionnement explicite d'autonomie linguistique et de décolonisation du savoir paysan africain. Le texte prône un changement structurel, au-delà d'une simple « adaptation » technique au climat : il demande que les paysans et leurs alliés reprennent le contrôle des systèmes agroalimentaires.
En clair
Ce livre explique en langue shona comment le changement climatique rend la vie des petits paysans d'Afrique très difficile, mais aussi comment les paysans possèdent des savoirs ancestraux pour s'adapter — et pourquoi les grandes corporations qui ne pensent qu'au profit (via les GMOs et l'agribusiness) nous éloignent de ces solutions. Il dit clairement : c'est injuste que les paysans, qui n'ont pas causé ce changement climatique, en souffrent les premiers, surtout les femmes et les sans-terre. | Pour une lutte : utiliser ce texte pour éduquer, montrer que la souveraineté alimentaire n'est pas un choix de militants riches, mais une nécessité de survie pour les paysans. Et le fait qu'il soit écrit en shona, pas en anglais colonial, c'est un acte politique d'autonomie.
Extraits
Ce livre a été écrit comme une partie d'un programme appelé Promouvoir l'Établissement de Conditions Favorables pour la Gestion de l'Eau dans les Zones de Petits Agriculteurs en Afrique Australe et Orientale
Cette section concerne les finances et le bien-être des gens dans le monde entier qui rendent la gestion de l'eau changeante
Nous devons aller au-delà, nous arrivons à ce que nous disons qui doit être fait au sujet du choix des programmes qui causent un changement visible
Les grandes entreprises : Ce sont les grandes entreprises qui veulent réaliser d'importants profits avec beaucoup d'argent en vendant quelque chose sans souci
Les gens sont de plus en plus laissés de côté. Les pasteurs, les femmes pasteurs, les gens sans terres et les autres habitants de leurs terres (les communautés autochtones)