ASIGNACION DE DERECHOS DE USUFRUCTO EN MERCADOS INFORMALES: EVIDENCIA DESDE LAS CALLES

discovery_promoted 2017-10-23 SCORE 7/10

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Synopsis

Cet article d'économie institutionnelle analyse la politique d'attribution de droits d'usufruit (droits d'usage) aux cuidacoches—gardiens informels de véhicules garés—à Montevideo, Uruguay. Les auteurs ont construit une base de données unique auprès de ces travailleurs de rue pour comprendre un paradoxe : malgré les faibles coûts et bénéfices considérables d'une légalisation, environ 50 % des bénéficiaires potentiels ont rejeté l'accès au permis officiel leur accordant l'exclusivité du droit de travail sur une cuadra (pâté de maisons). L'étude met en avant quatre résultats clés : l'hétérogénéité des motivations à accepter ou refuser le cadre légal ; la protection du droit d'usufruit perçue comme principal avantage de la formalisation ; l'aspiration quasi-universelle à changer de métier ; et la très faible capacité d'épargne. Le texte s'inscrit dans une tradition d'économie institutionnelle examinant le lien entre sécurité des droits de propriété et résultats économiques, appliquée ici au secteur informel urbain latino-américain. Bien que touchant à la notion d'usufruit et aux régimes de droits, il demeure ancré dans une perspective d'économie formelle, sans rapport aux luttes foncières, à la paysannerie, ou aux communs.

En clair

Cet article explique pourquoi les gardiens de voitures en rue à Montevideo refusent d'accepter un permis officiel gratuit qui les protégerait légalement. C'est une énigme : si le système légal les protégeait vraiment et n'avait pas de coût, pourquoi la moitié dis non ? Le texte révèle que les motivations réelles ne sont pas économiques au sens classique.

Extraits

Nous analysons les résultats d'une politique d'allocation massive de droits d'usufruit aux cuidacoches : des personnes assurant la surveillance des véhicules stationnés dans les rues

p. 1

Étonnamment, malgré le coût réduit et les avantages considérables d'acquérir légalement le droit d'usufruit sur le pâté de maisons, la moitié des bénéficiaires potentiels ont rejeté l'adhésion à ce programme

p. 2

Des personnes qui travaillent dans la rue de façon autonome, surveillant les véhicules stationnés […] en échange d'un pourboire

p. 3

N'importe quel surveillant peut demander aux autorités départementales la possession d'un pâté de maisons pour travailler, et ainsi devenir propriétaire exclusif du droit de travailler là

p. 3

Le droit d'une personne d'utiliser un bien ou un actif pour la consommation ou pour générer des revenus (droits d'usufruit)

p. 4
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