Forêt en lutte, lutte en forêt — contre la mégascierie
Infokiosques.net — Écologie radicale 2019-02-01 SCORE 7/10
Document original ↗Synopsis
Ce cahier de lutte, publié en décembre 2018 par le collectif « Quelques Feuilles », documente la mobilisation contre l'industrialisation forestière au Morvan, cristallisée autour du combat contre le projet Erscia (méga scierie). Le texte raconte les occupations de forêts et les rencontres de solidarité territorialisées (Convoi de l'Est, convergences de luttes), tout en expliquant les mécanismes écologiques de la destruction : coupes rases, monocultures de résineaux, compaction des sols, disparition de l'humus et effondrement de la biodiversité. Au-delà du récit d'occupation et de résistance, le cahier pose la question des usages alternatifs de la forêt et du rapport subjectif à la terre que partagent celles et ceux qui s'en emparent collectivement. Une étude sociologique commandée par la DRAAF a d'ailleurs confirmé un consensus territorial pour une réorientation du modèle sylvicole (rejet des coupes rases, rééquilibrage entre industrie et agriculture paysanne, activités locales). Mais ce consensus n'a pas été intégré au contrat régional : le texte révèle ainsi la tension entre demande sociale et politique forestière d'État, entre enclosure industrielle et possible libération des usages.
En clair
Ce cahier raconte comment des gens se battent pour empêcher que les grosses industries rases les forêts et plantent des monocultures. Il montre qu'on peut occuper une forêt collectivement et la défendre, et que même les politiques locales reconnaissent qu'il faut d'autres façons de gérer les forêts — avec l'agriculture paysanne, pas avec les grosses machines.
Extraits
C'est tout un monde qui disparaît.
nous étions tout.es malgré le froid mordant dans le célèbre bois du Tronçay, les pieds humides, à écouter le récit de la lutte victorieuse contre la méga scierie
un consensus vers une réorientation du modèle sylvicole, notamment avec le rejet de la monoculture des résineux et des coupes rases, et une forte demande de rééquilibrage entre le développement à marche forcée de l'industrie du bois et les activités économiques locales (agriculture paysanne, tourisme, etc.)