COP26 COMMUNIQUÉ DE PRESSE- FR
La Vía Campesina — publications (WP REST) 2021-11-05 SCORE 8/10
Document original ↗Synopsis
Ce communiqué de La Via Campesina Afrique australe et orientale (LVC SEAf) mobilise lors de la COP26 (Glasgow, novembre 2021) pour exiger l'intégration de l'agroécologie paysanne et de la souveraineté alimentaire comme piliers d'une « transition juste » climatique, tout en rejetant frontalement les « fausses solutions » que sont les marchés du carbone, le « net zéro » et l'« agriculture intelligente sur le plan climatique ». Le texte dénonce comment ces mécanismes de compensation carbone (articles 6.2 et 6.4 de l'Accord de Paris) perpétuent une forme de « colonialisme climatique » : ils permettent aux pays riches et aux multinationales de continuer à polluer en payant pour des projets de compensation ailleurs, tout en imposant aux pays en développement des fardeaux disproportionnés. Le texte détaille les conséquences concrètes : crimes environnementaux, conflits, délocalisations forcées, menaces sur la souveraineté alimentaire, et génocides culturels ciblant peuples autochtones, petits exploitants agricoles et habitants des forêts. En contrepoint, LVC SEAf affirme que « l'agroécologie paysanne réalise la justice climatique » — non comme technologie verte marchande, mais comme approche systémique ancrée dans l'expérience paysanne et le respect des écosystèmes. Le mouvement exhorte les gouvernements à respecter le consentement libre, préalable et éclairé des populations, en application de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans (UNDROP), et lance un web-doc d'éducation populaire pour diffuser cette vision.
En clair
Ce texte explique pourquoi les paysans d'Afrique refusent les « compensations carbone » que veulent les pays riches : ces systèmes leur permettent de continuer à polluer en payant pour des projets loin d'ici, pendant que ça détruit les terres des paysans du Sud. À la place, le texte défend l'agroécologie paysanne — cultiver sans chimie en respectant la terre — comme la véritable solution pour le climat ET pour que les paysans puissent nourrir leurs communautés.
Extraits
l'agroécologie paysanne et de la souveraineté alimentaire, piliers essentiels d'une transition juste
des crimes contre l'environnement, des conflits, des abus de la part des entreprises, des délocalisations forcées, des menaces pour la souveraineté alimentaire et des génocides culturels, en particulier pour les peuples autochtones, les petits exploitants agricoles, les habitants des forêts
nous les rejetons comme une forme de colonialisme climatique
l'agroécologie paysanne est un pilier essentiel de la transition, et que les solutions basées sur le marché ne permettront PAS d'assurer la justice climatique
l'agroécologie paysanne réalise la justice climatique !
les processus de politique publique concernant le climat respectent le principe du consentement libre, préalable et éclairé, et intègrent des mécanismes de transparence publique et de démocratie, comme le souligne la Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans (UNDROP)
un système alimentaire qui nourrit les gens, d'une manière qui soit sensible aux différents types d'aliments, aux conditions de leur production et à la relation entre ces aliments et les processus de production avec la main-d'œuvre, avec l'environnement et avec les communautés locales et autochtones
Au lieu de réduire les émissions, le commerce du carbone les augmente
Alors que nous célébrons 25 ans de souveraineté alimentaire en devenir