Interactive dialogue with the Special Rapporteur on the right to food
La Vía Campesina — publications (WP REST) 2021-03-03 SCORE 8/10
Document original ↗Synopsis
Cette intervention devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU (février 2021) est une prise de parole majeure de La Vía Campesina, représentant plus de 200 millions de paysans mondiaux. Perla Alvarez, au nom du CETIM et de La Vía Campesina, dénonce la capture des processus multilatéraux onusiens par les lobbies de l'agro-industrie, en particulier du Sommet de l'ONU sur les systèmes alimentaires de 2021.
Le texte oppose les approches fondées sur le marché, jugées incapables de répondre aux crises de faim, d'inégalité et climatique, aux « solutions durables de systèmes alimentaires paysans » enracinées dans l'agroécologie et la souveraineté alimentaire. La Vía Campesina s'appuie fortement sur la Déclaration des Nations unies sur les droits des paysans et autres personnes travaillant en milieu rural (UNDROP) pour défendre une approche holistique conjuguant droits humains, justice alimentaire et écologie politique.
Les revendications incluent : (1) la protection des zones rurales et la promotion d'un système agraire équitable et transparent ; (2) la résistance à la capture corporatiste des espaces multilatéraux ; (3) la place centrale des paysans, peuples autochtones et travailleurs ruraux dans les politiques alimentaires ; (4) la promotion et l'implémentation de l'UNDROP. Le texte soulève aussi l'enjeu crucial du droit aux semences du point de vue paysan, essentiel pour l'autonomie alimentaire face aux monopoles semenciers multinationaux.
Cette intervention illustre comment les mouvements paysans internationaux articulent leurs revendications au niveau institutionnel onusien, tout en refusant l'intégration aux logiques de marché. Elle montre les tensions structurelles entre les politiques alimentaires dominantes et les alternatives collectives de production et distribution alimentaire ancrées dans les savoirs et les droits paysans.
En clair
Les paysans du monde dénoncent que les firmes agroalimentaires géantes contrôlent les réunions onusiennes sur l'alimentation, excluant les solutions paysannes. Ils demandent à être vraiment impliqués : leurs méthodes (l'agroécologie, la souveraineté alimentaire locale) marchent pour nourrir le monde et respecter la nature.
Extraits
La Vía Campesina, le plus grand mouvement paysan international représentant plus de 200 millions de paysans du monde entier.
les lobbies d'entreprises défendant les intérêts de l'agro-industrie influencent et contrôlent les préparatifs du Sommet des systèmes alimentaires de l'ONU de 2021, rendant le processus opaque et exclusif
les solutions de systèmes alimentaires paysans durables désormais consacrées dans la Déclaration des Nations unies sur les droits des paysans et autres personnes travaillant dans les zones rurales (UNDROP), comme l'agroécologie
La façon dont ce Sommet est conçu met en danger les droits humains, la souveraineté alimentaire des peuples, menace l'avenir de la planète
Nous nous félicitons également que le rapport aborde la question du droit aux semences du point de vue des paysans et à la lumière de l'UNDROP.
il est essentiel que les États protègent les zones rurales et favorisent un système agraire plus équitable et transparent
nous exhortons ce Conseil et tous les acteurs à favoriser la promotion et la mise en œuvre de l'UNDROP.