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La Vía Campesina — publications (WP REST) 2017 3-Heights(TM) PDF Optimization Shell 4.8.25.2 (http://www.pdf-tools.com) SCORE 8/10

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Synopsis

Le rapport 2014 de La Via Campesina offre une radiographie des enjeux fonciers et agraires mondiaux vue d'une organisation paysanne centrale. Le document articule un diagnostic politique sombre mais mobilisateur : dans un contexte dominé par la puissance corporatiste et l'agenda néolibéral, les paysans font face à trois crises conjointes.

Premièrement, l'accaparement systématique des terres : des investisseurs étrangers s'emparent des terres pour l'agriculture industrialisée, l'extraction de ressources et la spéculation. Les traités de libre-échange négociés à huis clos exacerbent cette dynamique. Des millions de paysans sont expulsés, contraints de migrer du Global South vers le Global North, où ils subissent une exploitation extrême. Parallèlement, les leaders paysans sont criminalisés et harcelés par les États et les milices privées.

Deuxièmement, la privatisation des semences paysannes : les grandes corporations agricoles imposent des lois de privatisation, des OGM et des technologies transgéniques qui creusent la dépendance vis-à-vis de l'agrochimie. Via Campesina rapporte que ses organisations membres mènent des campagnes nationales aboutissant, dans plusieurs pays, à des interdictions ou moratoires sur les OGM.

Troisièmement, les fausses solutions climatiques : les mêmes corporations proposent une « agriculture climatique intelligente » qui renforce la dépendance agro-chimique. Via Campesina dénonce ce greenwashing et propose une alternative radicale : des solutions climatiques ancrées dans la production agroécologique paysanne et la souveraineté alimentaire.

Les avancées de 2014 reflètent une stratégie de mobilisation combinée à l'institutionnalisation. Au niveau grassroots, le 17 avril, Journée internationale des luttes paysannes, 131 actions ont été organisées (manifestations, occupations, échanges de semences). Au niveau institutionnel, Via Campesina a obtenu des votes majoritaires au Conseil des droits de l'homme de l'ONU sur deux dossiers majeurs : la Déclaration sur les droits des paysans et des travailleurs ruraux, et un instrument juridiquement contraignant pour réguler les transnationales. L'organisation a aussi intensifié son engagement auprès de la FAO, l'IFAD et le CFS. En interne, le renforcement de la Coordination internationale et l'intégration formelle des jeunes comme représentants signalent un renouvellement générationnel du leadership paysan.

En clair

Via Campesina raconte comment les grandes firmes agricoles achètent les terres des paysans, imposent les OGM et les faux traitements climatiques, tandis que les paysans du monde entier se battent pour garder leurs semences, leurs terres et cultiver autrement. Le rapport montre que cette bataille se gagne à la fois en occupant des champs et en demandant des lois protectrices à l'ONU.

Extraits

Les investisseurs étrangers continuent de s'approprier des terres pour une production agricole industrialisée à grande échelle, l'extraction de ressources naturelles et l'investissement spéculatif.

p. 4

Les corporations agroalimentaires mondiales proposent une agriculture « intelligente face au climat » – sous le faux prétexte d'améliorer la sécurité alimentaire mondiale.

p. 4

Les communautés paysannes continuent de lutter pour rester sur leurs terres et de défendre une production agroécologique basée sur le paysan.

p. 5

Les paysans et leurs dirigeants engagés dans les luttes pour les droits humains fondamentaux, comme l'accès à la terre, sont de plus en plus soumis à la criminalisation et au harcèlement.

p. 5

La LVC a proposé nos propres solutions climatiques basées sur une production alimentaire agroécologique durable ; nous avons appelé à un changement de système et non à un changement climatique.

p. 6

Les paysans migrent du Sud global vers le Nord global – en Amérique du Nord (vers les États-Unis en provenance du Mexique, de l'Amérique centrale, des Caraïbes, d'Amérique du Sud et d'Asie) et en Europe (d'Afrique et d'Asie).

p. 4

La résistance à la production agro-industrielle augmente aux niveaux national et international.

p. 5

De nombreuses organisations membres s'opposent activement aux initiatives de loi sur les semences pilotées par les entreprises au niveau national, et dans certains pays, cela a conduit à une interdiction ou un moratoire sur les OGM.

p. 6
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