TANZANIA: government forces hybrid seeds and fertilisers, but agroecology consciousness rise

La Vía Campesina — publications (WP REST) 2018-05-23 Adobe PDF Library 15.0 SCORE 6/10

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Synopsis

Ce rapport analyse la situation agricole tanzanienne en contexte de changement climatique accéléré et de pression gouvernementale pour l'industrialisation. En Tanzanie, 80 % de la population dépend de l'agriculture vivrière, l'élevage et la pêche; l'agriculture représente 67 % de l'emploi. Or le pays subit un réchauffement (+ 1°C depuis 1960) et plus de 70 % des désastres naturels sont climatiques. Ces impacts frappent disproportionnément les communautés rurales et pauvres. Face aux défis écologiques et climatiques, un phénomène remarquable émerge : « Agroecology and food sovereignty consciousness is rising among farmers despite an intense attempt by the government to introduce seeds and other industrial inputs ». Cette conscience paysanne s'enracine dans une mémoire historique — l'expérience négative des engrais chimiques dans les années 1960-1970 a engendré une conviction que l'agriculture inorganique détruit les sols. Voilà pourquoi l'utilisation de semences hybrides et d'engrais demeure très faible. Or, les politiques nationales tanzaniennes (Vision 2025, FYDP II, TAFSIP) promeuvent explicitement une « agriculture hautement productive et modernisée » via technologies, commercialisation et intrants chimiques. C'est un conflit direct avec l'agroécologie paysanne. Le rapport reconnaît cependant une réalité : « due to harsh agroecological and climate conditions in the regions as well as certain misguided public (and aid) policy, it is not always possible for peasant farmers to do away with hybrid seeds and fertilizers ». Les paysans doivent naviguer entre leurs aspirations agroécologiques et des contraintes concrètes (climat imprévisible, absence d'infrastructures de stockage/transformation). Le contexte se complexifie encore : le changement climatique réduit les terres de parcours, forçant les pastoralis dans les zones agricoles et générant des conflits croissants entre fermiers et éleveurs pour l'accès aux ressources. Le rapport documente ainsi une tension centrale des luttes agroécologiques contemporaines : comment les paysans du Sud peuvent-ils affirmer souveraineté alimentaire et agroécologie face aux politiques d'État développementistes ? L'urgence climatique rend cette question encore plus aiguë.

En clair

En Tanzanie, les paysans cherchent de plus en plus à cultiver sans chimie (agroécologie), mais le gouvernement les pousse à utiliser des semences hybrides et engrais industriels. Le climat difficile et les mauvaises politiques les obligent parfois à en utiliser quand même, mais ils continuent à rêver d'une agriculture qui respecte les sols.

Extraits

Du fait des conditions agroécologiques et climatiques difficiles dans les régions ainsi que de certaines politiques publiques (et d'aide) mal avisées, il n'est pas toujours possible pour les paysans de renoncer aux semences hybridées et aux engrais

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La production agricole en Tanzanie est principalement pluviale et dominée par les petits exploitants agricoles

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