Anarchism and Agriculture

The Anarchist Library — OPDS (new releases) 2025 SCORE 8/10

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Synopsis

Cet essai anarchiste des années 1960 place l'agriculture au cœur d'une théorie politique et écologique cohérente. L'auteur argue que sans agriculture stable, durable et non-exploitative, aucune société viable n'est possible — qu'elle soit anarchiste ou autre. Le texte dénonce l'agriculture industrielle et capitaliste comme extractiviste : elle détruit les sols, transforme la nourriture en marchandise, exploite les paysans, et accélère l'extinction des ressources naturelles. En contraste, l'auteur promeut une agriculture paysanne de petite échelle, où producteurs et consommateurs sont fortement liés, où le sol est reconnu comme bien commun et patrimoine indivisible, et où les techniques s'adaptent aux écosystèmes locaux. Cette vision s'appuie sur Kropotkin (*Mutual Aid*, *Fields, Factories and Workshops*) et Edward Hyams (*Soil and Civilisation*). L'auteur critique l'anarchisme urbain d'avoir trop absorbé l'idéologie du progrès industriel et marxiste, oubliant que la stabilité écologique et alimentaire doit être première. Le sol doit être considéré comme un actif communautaire, entretenu par des cycles de matière organique entre paysans et artisans. Enfin, le texte fustige le système de prix et de profit qui gouverne l'agriculture moderne, en appelant à une refonte radicale : cultures adaptées au climat, conservation du humus, reforestation des terres érodées, et fin de l'agriculture « qui consomme le sol » au profit d'une agriculture « qui le fabrique ».

En clair

Ce texte dit que l'agriculture capitaliste tue les sols et que seule de la petite agriculture menée par des paysans en communauté peut vraiment nourrir les gens sans détruire la terre. C'est un appel anarchiste à changer complètement notre rapport à la terre et à la propriété foncière.

Extraits

L'essentiel pour une civilisation stable est une agriculture stable et non exploitante, une agriculture qui non seulement nourrit une communauté, mais continuera de le faire indéfiniment.

p. 1

Le sol doit être considéré comme un bien collectif qu'aucun individu n'a le droit de détruire.

p. 3

L'esclavage agricole mène inévitablement à l'abus du sol : les véritables travailleurs de la terre ont peu ou pas d'intérêt pour son état, tandis que ses propriétaires ne le considèrent que comme une source de richesse personnelle et non communale.

p. 3

le type d'agriculture qui ferait tout ce qui est nécessaire serait basé sur des groupes relativement petits, où les consommateurs et les producteurs sont étroitement liés

p. 3

Une société anarchiste commencerait, je l'espère, par poser les bonnes questions : nourrit-elle ? Continuera-t-elle à nourrir ? Soutiendra-t-elle une société vigoureuse et saine ?

p. 3

L'État commercial industriel moderne impose à la communauté agricole des conditions qui causeront la décadence d'une grande partie des terres actuellement en production.

p. 2

Avec les techniques modernes, les Américains ont produit un Dust Bowl en une demi-décennie. Les Romains avec la main-d'œuvre servile ont mis plus longtemps. Les deux ont une attitude exploitante envers notre environnement naturel et envers l'humanité.

p. 3

Comme dans toutes les formes de production capitaliste, le prix et le profit sont la principale motivation de la production agricole.

p. 4

Kropotkin met les Champs en premier dans son pamphlet Fields, Factories and Workshops.

p. 3

Le mouvement anarchiste a probablement été trop influencé par les concepts de progrès dans la société industrielle moderne et par la notion marxiste de survaleur.

p. 3
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