War veterans in Zimbabwe's land occupations: complexities of a liberation movement in an African post-colonial settler society

discovery_promoted 2008-05-28 SCORE 9/10

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Synopsis

Cette thèse de doctorat analyse les occupations de terre au Zimbabwe depuis 2000, moment où les anciens combattants de la guérilla anticoloniale (années 1970) ont mené une occupation massive de fermes commerciales appartenant aux Blancs. Le document se situe dans l'héritage direct de la lutte de libération post-coloniale : il s'agit de résoudre le legs colonial de distribution raciale des ressources, où la terre avait été confisquée aux paysans noirs pour enrichir l'économie des colons. L'auteur, lui-même « intellectuel organique » de la guerre de libération et du mouvement d'occupation, cherche à démêler les forces complexes qui ont initié et façonné ce mouvement : qui exactement a lancé les occupations et pour quelles raisons ? Le texte met en lumière une coalition sans précédent dans l'histoire post-coloniale africaine : paysans marginalisés, ouvriers agricoles, anciens combattants, jeunes urbains et chômeurs unissant leurs forces contre la domination économique des colons et le néo-colonialisme. Le mouvement d'occupation est présenté comme une *continuation* de cent ans de luttes foncières, désormais complexifiées par l'action de l'État post-indépendant, les rivalités au sein de la société civile, l'opposition politique et les interventions impérialistes des puissances occidentales. La thèse propose une réflexion prospective sur le rôle du capital social accumulé lors de la lutte de libération dans les possibilités futures d'émancipation économique et culturelle du joug du néo-colonialisme et du capitalisme racial des colons.

En clair

Au Zimbabwe en 2000, les anciens combattants de la lutte contre le colonialisme ont occupé les fermes des Blancs, cherchant à reprendre la terre qui avait été volée aux paysans noirs pendant la domination coloniale. Ce texte explique comment une guérilla de libération s'est transformée en mouvement de reconquête foncière, et pose la question : qui a vraiment décidé ces occupations et pourquoi ?

Extraits

En 2000, le mouvement foncier centenaire du Zimbabwe a connu un tournant rapide, éclatant en occupations généralisées de fermes commerciales principalement détenues par des Blancs.

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Le rôle de premier plan des anciens combattants de la guerre de guérilla anti-coloniale des années 1970 dans les occupations foncières était exceptionnel.

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Le défi simultané porté par les paysans marginalisés, les travailleurs agricoles, les anciens combattants, les jeunes urbains et les chômeurs contre la domination économique raciale et le néo-colonialisme

p. 9

Les occupations foncières du Zimbabwe constituaient un continuum de luttes pour les terres destiné à résoudre l'héritage colonial de la distribution raciale des ressources

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Qui exactement a initié les occupations et pour quelles raisons ? Cette thèse tente de démêler ces forces complexement imbriquées pour en comprendre les origines, intérêts, stratégies, tactiques et, surtout, les alliances entre elles

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La thèse suscite des réflexions prospectives sur le rôle du capital social des luttes de libération dans la future émancipation économique et culturelle face aux chaînes du néo-colonialisme et du capitalisme racial et de peuplement

p. 9
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