500 Years of Indigenous Resistance
Infokiosques.net — Anticolonialismes 2009-10-16 SCORE 8/10
Document original ↗Synopsis
Ce texte constitue l'introduction historique de « 500 Years of Indigenous Resistance », chronique documentant 500 années de colonisation et de résistance autochtone dans les Amériques depuis 1492. Écrit par Gord Hill, artiste autochtone et ancien membre du journal révolutionnaire OH-TOH-KIN, il démonte les célébrations officielles du « 500e anniversaire de la Découverte » (1992) en les requalifiant comme célébration d'un holocauste. Le texte établit d'emblée un cadre politique : contre la narration coloniale présentant la colonisation comme mutuellement bénéfique, l'auteur affirme qu'il s'agit d'un processus systématique de génocide et de dépossession. À l'appui, il corrige les chiffres : contre les 10-15 millions d'Autochtones acceptés par l'historiographie dominante, les études démographiques récentes situent la population pré-colombienne entre 70 et 100 millions (10 millions en Amérique du Nord, 30 millions en Mésoamérique, 50-70 millions en Amérique du Sud). Malgré 500 années de colonisation génocidaire, environ 40 millions de personnes autochtones vivent toujours dans les Amériques, bien que privées de contrôle effectif sur leurs terres — en Guatemala, les Mayas composent 60,3 % de la population ; en Bolivie, plus de 70 %. Le texte brosse ensuite un tableau détaillé du monde pré-colombien : au nord, des peuples de chasseurs-pêcheurs et agriculteurs diversifiés (Inuits, Cree, Tlingit, Haudenosaunee, Lakota, Muskogee) organisés en sociétés sans classes et matrilinéales ; en Mésoamérique, des empires agricoles complexes (Aztèques, Mayas) avec villes, écriture, astronomie ; en Amérique du Sud, les empires inca, les nations amazoniennes. Cette archéologie du monde perdu sert un argument politique central : les Autochtones n'étaient pas des « sauvages » dépourvus d'organisation, mais des peuples complexes et organisés, dont on a volé les terres et dont on doit reconnaître les droits politiques et territoriaux inaliénables. Le texte évoque les luttes contemporaines (Lubicons, Mohawks) et mentionne l'insurrection zapatiste de 1994 comme précédent historique.
En clair
Ce texte raconte comment les peuples autochtones des Amériques ont résisté 500 ans à la prise de leurs terres par les colonisateurs, et pourquoi aujourd'hui ils se battent encore pour en récupérer le contrôle. Utile pour comprendre les racines historiques des luttes actuelles pour la restitution territoriale (Land Back) et pour démonter les mensonges officiels sur la « découverte ».
Extraits
That was no "Discovery"—it was an American Indian Holocaust!
500 Years of Indigenous Resistance remains an important and relevent history of the colonization of the Americas and the resistance to it
The main thrust of this interpretation is that the colonization process—a process of genocide—has, with a few 'bad spots', been overall a mutually beneficial process