The Commons Rising
Archive.org — commons / enclosure / agrarian (strict) 2006-03-22 Adobe PDF Library 6.0 SCORE 4/10
Document original ↗Synopsis
« The Commons Rising » est un rapport d'introduction générale aux « communs » comme alternative économique au système corporatif dominant. L'ouvrage, publié par le Tomales Bay Institute, définit les communs comme « les dons de la nature et de la société » que nous héritons collectivement et devons transmettre aux générations futures, incluant l'air, l'eau, les écosystèmes, la culture et internet. Le document critique le long processus historique d'enclosure et de privatisation des communs au profit des corporations, arguant que cette privatisation détruit la richesse collective sous prétexte de croissance économique. Il propose trois piliers pour protéger les communs : des institutions fiduciaires (fiduciary trusts) capables de gérer les biens partagés, des droits de propriété collective reconnus légalement, et un soutien gouvernemental égal à celui offert aux corporations privées. Le rapport cite en exemple les land trusts américains qui protègent les forêts, les rivières et les fermes familiales. Bien qu'il mentionne quelques exemples de communs fonciers (land trusts, family farms), le document reste principalement centré sur une conception très large et urbano-centrée des communs (espaces publics, spectrum numérique, culture), plutôt que sur les luttes paysannes, l'agriculture de subsistance ou les mouvements de libération des terres qui constituent le cœur de la thématique de veille.
En clair
Ce texte explique comment les grandes corporations privatisent les choses qu'on partage tous (l'air, l'eau, la terre) et comment utiliser des outils juridiques (« land trusts ») pour les garder en commun. C'est utile pour comprendre les mécanismes légaux qui peuvent protéger la terre de la spéculation, mais ça ne parle pas des paysans, de l'agroécologie ou des vrais mouvements qui se battent pour accéder à la terre.
Extraits
Depuis plusieurs siècles, la tendance a été d'enclore et de privatiser les biens communs, plutôt que de les gérer de manière durable en tant que ressources partagées.
Les germes d'un nouvel ordre économique poussent. On peut les voir en de nombreux endroits, des fiducies foncières locales à votre ordinateur portable en passant par votre table.
Un bon exemple est la fiducie.
C'est ce que font désormais un nombre croissant de fiducies pour sauver les rivières, les forêts et les fermes familiales.
La propriété commune doit être protégée contre de telles transgressions, tout comme la propriété privée l'est.
Les riches sont riches parce que, par l'intermédiaire des entreprises, ils obtiennent la part du lion de la richesse commune ; les pauvres sont pauvres parce qu'ils en reçoivent très peu.