DECLARACION I : ENCUENTRO MESOAMERICANO FEMINISMO CAMPESINO

La Vía Campesina — publications (WP REST) 2026-08-06 SCORE 9/10

Document original ↗

Synopsis

Ce texte est une déclaration du premier Encuentro Mesoamericano de Feminismo Campesino y Popular, tenu en juillet 2026 en Honduras sous l'égide de l'Articulación de Mujeres de la CLOC–VIA CAMPESINA Mesoamérica. La rencontre a rassemblé des femmes paysannes et autochtones d'Amérique centrale et du Mexique (CNPA, MST, UFIC, CIOAC-JDL). La déclaration articule trois piliers: le féminisme campesino et popular, la défense des droits autochtones et territoriaux, et l'agroécologie comme projet politique. Elle dénonce explicitement les « políticas fascista » qui engendrent le despojo (dépossession), les privatisations des biens communs et l'extractivisme, en particulier la criminalisation des défenseurs de la terre en Honduras et Amérique centrale. Le texte propose sept axes concrets: formation politique des femmes paysannes, promotion d'une economía campesina e indígena avec participation pleine des femmes, renforcement du « cuido colectivo » de la terre et du territoire comme projet pour le « buen vivir », lutte contre la violence envers les femmes du champ, généralisation de l'agroecología campesina e indígena, défense de la « madre tierra », et formation des hommes aux « masculinidades » respectueuses. La déclaration ancre son propos dans trois références fortes: la Soberanía Alimentaria, l'Agroecología Campesina e Indígena (ancrée dans les savoirs ancestraux et les semilles nativas), et la Déclaration ONU sur les droits des paysans (UNDROP). Elle invoque aussi le paradigme du « buen vivir » andin comme horizon d'une économie collective. Pour la thématique de veille sur les communs fonciers et la libération des terres, ce texte illustre comment le féminisme paysan contemporain s'inscrit dans les luttes foncières et territoriales, plaçant les femmes comme actrices politiques centrales d'une réorganisation de l'économie paysanne autour de l'agroécologie et de la souveraineté alimentaire.

En clair

Des femmes paysannes d'Amérique centrale s'organisent ensemble pour dire : nous voulons cultiver notre nourriture nous-mêmes avec nos méthodes, garder nos terres sans les vendre, et on veut arrêter d'être tuées quand on défend ça. Pour quelqu'un qui lutte pour les terres paysannes, c'est important de savoir qu'il y a des femmes paysannes organisées et fortes, pas isolées, et elles ne demandent pas juste d'avoir accès à la terre — elles proposent une autre façon de vivre et de travailler ensemble.

Extraits

femmes paysannes et autochtones rassemblées dans l'Articulation des Femmes de la CLOC – VIA CAMPESINA Mésoamérique

p. 1

criminalisation des défenseur(es) de la terre et du territoire

p. 1

Nous dénonçons les politiques fascistes qui se développent dans notre région, générant des dépossessions, des privatisations des biens communs, approfondissant les projets extractivistes

p. 1

nous réaffirmons notre conviction du Féminisme Paysan Populaire et la Lutte des femmes autochtones

p. 1

Miser sur l'économie paysanne et autochtone avec la participation active des femmes de la campagne

p. 2

l'agroécologie paysanne et autochtone, protégeant les semences natives et les savoirs ancestraux

p. 2

Renforcer le soin collectif de la terre, du corps et du territoire, comme un pari politique pour réaliser le bien vivre

p. 2

la défense de la mère terre, le territoire et l'internationalisme

p. 1

Souveraineté Alimentaire, l'Agroécologie Paysanne et Autochtone, les réformes agraires populaires intégrales

p. 2
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