Cultiver ou mourir
Infokiosques.net — Paysannerie & ruralité SCORE 9/10
Document original ↗Synopsis
Cette brochure documenti la lutte en cours du village de Kulon Progo (région de Yogyakarta, Indonésie) contre l'expansion minière de l'entreprise PTJMM, qui menace d'exproprier les terres côtières cultivées par des milliers de paysans et paysannes depuis décennies. Le document combine un diagnostic politique de l'extraction minière en Indonésie avec une histoire ethnographique du village et de ses pratiques agricoles. Les habitants de Kulon Progo pratiquent depuis trente ans une agriculture côtière de faible impact environnemental, cultivant sur les sables du littoral du riz, des patates douces, des pommes de terre, des haricots et des piments rouges — un savoir-faire collectif qui représente bien plus que des revenus économiques : c'est le cœur de l'identité culturelle et de l'autonomie des 42 000 personnes menacées. La brochure documente les méthodes d'accaparement employées : corruption institutionnelle, intimidation par mercenaires, fausses licences, violences physiques et répression policière, cautionnées par les gouvernements locaux et nationaux. Elle met en lumière les conséquences écologiques irréversibles (destruction des forêts, érosion côtière, exposition aux tsunamis) et sociales (pauvreté forcée, perte de moyens de subsistance) de l'extractivisme. Le texte insiste que cette lutte ne concerne pas seulement la propriété foncière, mais la survie d'une culture, d'une autonomie alimentaire et d'un environnement. Publié par le collectif Unrest avec l'approbation de l'organisation locale PPLP-KP, le document est un acte de solidarité politique destiné à exposer mondialement ces pratiques comme « illégales et corrompues ».
En clair
Les paysans et paysannes de Kulon Progo (Indonésie) cultivent leurs terres côtières depuis 30 ans et les nourrit. Une entreprise minière veut les exproprier pour extraire du minerai de fer, avec l'aide de la police et du gouvernement corrompu. Ce document raconte leur lutte pour garder leurs terres, leurs récoltes et leur dignité face à une machine de répression, d'intimidation et de corruption.
Extraits
Ce n'est pas qu'une question de terre. C'est une question de culture, de moyens de subsistance volés à plus de 42 000 personnes.
avant cette date, beaucoup de ses compatriotes survivaient grâce à la culture de riz, patates douces, pommes de terre, et haricots sur les sables côtiers.
Des dizaines de milliers d'habitant-e-s et d'indigènes ont été déplacées par les entreprises minières en Indonésie.
Les populations locales et indigènes d'Indonésie ne veulent simplement plus offrir leurs terres, leurs cultures, leurs moyens de subsistance en sacrifice à des PDG.
Ces personnes n'ont pas simplement perdu leur terre, mais leurs maisons, leurs ressources en alimentation de base, leurs moyens de gagner un revenu et de soutenir leurs familles et communautés.
Les entreprises ont dépouillées les pays du « tiers monde », ie les pays en voie de développement, de leurs ressources naturelles. L'Indonésie est simplement un des pays les plus récents sur la liste des pays vendus à ces entreprises par le propre gouvernement des populations qui y vivent.
Le sable défini l'histoire de la vie de celleux qui vivent le long du littoral sud de Kulon Progo.
Le peuple continue à combattre vaillamment pour leurs terres et leurs droits.