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La Vía Campesina — publications (WP REST) 2017-08-08 SCORE 7/10
Document original ↗Synopsis
Ce manifeste de la Via Campesina (juillet 2017) établit un lien politique direct entre le déplacement forcé de 65 millions de migrants et réfugiés mondiaux et l'acaparamiento de tierras par les grandes corporations. Le texte dénonce le système d'imperialismo capitalista, patriarcal et neocolonial comme cause première de cette tragédie humanitaire. La Via Campesina critique la militarisation des frontières par l'UE, les USA et autres puissances, qui ferment l'entrée aux personnes tout en laissant circuler librement les capitaux et marchandises. Le manifeste souligne la vulnérabilité particulière des femmes campesinas, victimes de traite et d'abus, et positions clés dans l'économie de leurs familles et communautés. Il relie l'accaparamiento de tierras au système alimentaire mondial qui favorise la surproduction et la destruction de la vida campesina. En réponse, il appelle à une solidarité entre mouvements paysans, migrants, réfugiés et organisations sociales, en faveur d'une agricultura basada en soberanía alimentaria, de la défense des bienes comunes et du respect des conocimientos paysans accumulés pendant des siècles. Le manifeste exige des gouvernements des lois justes d'asile, responsabilité dans le sauvetage en mer et frontières, et un développement équitable permettant aux gens de choisir librement leur projet de vie.
En clair
La Via Campesina dit que les grandes entreprises qui volent les terres aux paysans les forcent à fuir leurs villages comme migrants ou réfugiés. L'appel : que les paysans et les migrants s'allient pour combattre ce même système capitaliste, en défendant une agriculture locale qui nourrit les gens plutôt que d'enrichir les riches.
Extraits
il y a plus de 65 millions de personnes déplacées par les guerres, les violences multiples, le changement climatique, les famines, l'accaparement des terres, le manque de travail et d'opportunités de vie
l'accaparement des terres par les grandes corporations, des politiques agricoles qui favorisent les intérêts des grandes entreprises et distributrices et détruisent la vie paysanne
la vulnérabilité particulière et la restriction des droits des femmes paysannes, réfugiées et migrantes, qui sont généralement le soutien vital de leurs familles et communautés
Défendons les biens et intérêts communs, valorisons la préservation de la Nature que les communautés paysannes ont réalisée pendant des siècles
une agriculture basée sur la souveraineté alimentaire et sur le commerce local ; en somme, soutenons tout ce qui nous rend plus humains
impérialisme capitaliste, patriarcal et néocolonial, ses corporations transnationales et ses gouvernements marionnettes