2015-09-Nyeleni_Newsletter_Num_23_EN

La Vía Campesina — publications (WP REST) 2015-09-14 Adobe PDF Library 9.9 SCORE 8/10

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Synopsis

Cette newsletter Nyéléni de septembre 2015 articule la souveraineté alimentaire comme réponse politique du Sud global au capitalisme néolibéral, en la reliant explicitement à la justice alimentaire et aux luttes pour la libération aux États-Unis. Le texte établit que la crise alimentaire mondiale procède d'une même architecture de pouvoir : la privatisation des terres, la dérégulation des capitaux et la concentration extrême de la richesse (80 individus possèdent la moitié de la planète). La newsletter relie trois généalogie de lutte : celle des paysans du Sud contre l'accaparement des terres et les monocultures (OGM, agrocarburants), celle des communautés noires américaines pour l'autodétermination alimentaire (héritage des Black Panthers) et celle des migrations forcées de petits paysans appauvris. Le document insiste sur le fait que la justice alimentaire radicale exige de s'attaquer aux « structures fondamentales » du système capitaliste, pas seulement à améliorer l'accès à la nourriture via les niches de marché (bio, commerce équitable). Il soulève une tension majeure : le mouvement alimentaire américain doit reconnaître et démanteler le racism structural qui le traverse, y compris chez les acteurs bien intentionnés. L'intersection race-classe-genre est placée au cœur de la transformation nécessaire. La souveraineté alimentaire émerge ainsi comme concept de décolonisation foncière et économique, porté par La Via Campesina et un réseau international d'organisations paysannes, féministes (Marcha Mundial de las Mujeres) et d'acteurs de la justice globale.

En clair

Ce texte montre que la faim mondiale n'est pas un accident : elle vient d'un système où quelques géants contrôlent tout (terres, semences, marchés). Les paysans du Sud et les quartiers noirs luttent pour le droit de nourrir leurs peuples à leur façon, pas selon les règles des grandes entreprises. Améliorer l'accès à la nourriture bio ne suffit pas si on ne change pas le capitalisme qui affame.

Extraits

Dans les années 1960, s'inscrivant dans les traditions historiques d'auto-prise en charge des communautés afro-américaines, les Black Panthers ont apporté la nourriture, les services de santé, le logement et l'éducation à leurs quartiers—les plaçant sous le contrôle communautaire.

p. 1

La nourriture était l'un des éléments d'une plate-forme plus large pour la libération : la liberté face à la faim et à la brutalité policière étaient des droits souverains.

p. 1

La Souveraineté alimentaire est le cri des dépossédés.

p. 1

Comprendre pourquoi les personnes de couleur sont deux fois plus susceptibles de souffrir de l'insécurité alimentaire et des maladies liées à l'alimentation—même si elles vivent dans des démocraties du nord prospères—nécessite une compréhension de l'intersection du capitalisme et du racisme.

p. 2

On ne vend pas la terre sur laquelle le peuple marche.

p. 1
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