Carta política ATA 2025

MST Brésil — biblioteca (WP REST API) 2025-09-01 SCORE 9/10

Document original ↗

Synopsis

Ce document est une charte politique émise lors du VII Encontro Tocantinense de Agroecologia et du XIV Encontro de Camponeses e Camponesas du Tocantins (27-30 août 2025), rassemblant plus de 300 participants : paysans, peuples autochtones (Apinajé, Krahô, Xerente), agriculteurs familiaux, travailleurs sans terre, quilombolas, pêcheurs artisanaux, jeunesse rurale, et organisations sociales. La charte énonce une dénonciation radicale des politiques fédérales et étatiques insuffisantes en matière de régularisation des terres des peuples indígenas, communautés quilombolas et travailleurs sans terre. Elle met l'accent sur plusieurs fronts entrecroisés : l'accaparement par l'agronégoce et le projet MATOPIBA, l'expansion minière et la hydrovia Araguaia-Tocantins, la destruction des babaçuais et l'exclusion des casseurs de noix (majoritairement des femmes), la pollution par agrotoxiques, et les violences policières. Le document affirme positivement la nécessité d'une Politique d'État d'Agroécologie ancrée dans la réforme agraire, la régularisation territoriale, l'éducation rurale agroécologique, la protection de l'eau et des biomes, et la valorisation des savoirs traditionnels. Son originalité repose sur une intersectionnalité radicale explicite : féminisme, jeunesse, peuples autochtones, mouvements quilombolas et noirs, droits LGBTQIA+, et education rurale sont tous présentés comme indissociables de l'agroécologie et de la réforme agraire.

En clair

Les paysans et peuples autochtones du Tocantins disent : donnez-nous nos terres régularisées, protégez-les des grandes entreprises, et aidez-nous à cultiver sans poison. Ce texte peut servir comme arme politique : les organisations le utilisent pour obliger le gouvernement à appliquer les lois qu'il a promis.

Extraits

La lenteur des politiques fédérales et étatiques de régularisation des terres et territoires des peuples autochtones, des communautés quilombolas, des communautés traditionnelles

p. 1

L'escalade de la violence policière et les expulsions extrajudiciaires promues par la Patrouille Rurale de la PM-TO pour instrumentaliser les intérêts privés d'appropriation de terres publiques

p. 1

La nécessité urgente de construire une Politique Étatique d'Agroécologie et de Production Biologique. Celle-ci doit incorporer la garantie de l'accès à la terre par la réforme agraire

p. 2

L'avancée du déboisement, de l'accaparement des terres, des incendies criminels et de la mise en œuvre de projets d'agrobusiness sur les terres et territoires des peuples autochtones

p. 1

L'empoisonnement des terres, des eaux et de la population par l'usage abusif d'agrotoxiques, compromettant l'approvisionnement en eau, la souveraineté et la sécurité alimentaire

p. 2

La continuité de la destruction des forêts de babaçu par abattage et empoisonnement et du refus d'accès aux casseuses de noix de babaçu

p. 1

Le respect des protocoles de consultation élaborés par les communautés traditionnelles conformément à la Convention 169 de l'OIT

p. 2

L'urgence de l'avancée de la réforme agraire par la création de nouveaux projets d'installation rurale, la mise en œuvre d'infrastructures et de services

p. 2

Garantie des droits humains et de la qualité de vie digne dans les campements des groupes Sans Terre par la protection, les infrastructures et les services

p. 3
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