LVC Position_EN_UN Food Summit_2020_LowRes3
La Vía Campesina — publications (WP REST) 2020-12-11 Adobe PDF Library 15.0 SCORE 9/10
Document original ↗Synopsis
Ce document est un papier de position de La Via Campesina (LVC) datant de décembre 2020, adressé aux préparatifs du Sommet alimentaire mondial de l'ONU 2021. LVC dénonce le processus non démocratique et opaque du Sommet, initié à partir d'une demande du World Economic Forum (organisation du secteur privé) plutôt que d'une décision intergouvernementale légitime. L'organisation craint que la gouvernance du Sommet reste entre les mains de grandes corporations agroalimentaires internationales et d'« experts » favorables à l'agriculture industrielle, excluant systématiquement les mouvements sociaux ruraux organisés, notamment LVC et le Comité international de planification pour la souveraineté alimentaire (IPC).
LVC situe cette capture corporatiste du Sommet dans une dynamique plus large : depuis plus de deux décennies, l'organisation et ses alliés dénoncent les risques de contrôle corporatiste des systèmes alimentaires. La nomination de Dr Agnes Kalibata (présidente de l'Alliance pour une révolution verte en Afrique – AGRA) comme envoyée spéciale du Secrétaire général symbolise, aux yeux de LVC, cette emprise des intérêts multinationaux. En Afrique notamment, AGRA aurait échoué à réduire la faim en promouvant une agriculture industrielle dépendante des agrotoxiques.
LVC réaffirme que la transformation des systèmes alimentaires doit être guidée par les principes de souveraineté alimentaire et d'agroécologie, adoptés depuis le Sommet mondial de l'alimentation de 1996. L'organisation pointe le rôle destructeur du système alimentaire corporatiste : cette logique financière et marchande a créé la crise alimentaire de 2008 et continue de nuire aux petits producteurs agricoles et aux peuples du monde entier. LVC exige une participation autonome et démocratique des mouvements sociaux ruraux, des peuples autochtones et de la société civile à toute décision globale concernant l'avenir des systèmes alimentaires.
En clair
Ce texte explique comment les grandes corporations agroalimentaires contrôlent les décisions de l'ONU sur l'alimentation mondiale, en écartant les paysans et les mouvements ruraux. La Via Campesina demande que ce soit les paysans eux-mêmes, avec leurs savoirs et leurs pratiques écologiques, qui dirigent la transformation du système alimentaire, pas les corporations.
Extraits
Corporate lobbies defending Agribusiness interests are influencing the 2021 UN FOOD SYSTEMS SUMMIT preparations, making the process opaque and exclusionary.
the COVID 19 pandemic has only reinforced and exposed the failure of the corporate food system to address hunger, inequality and the ecological crisis.
engagement and demands towards a necessary food system transformation guided by the principles of food sovereignty and agroecology.
Social movements are restricted to a process of backchannel dialogues, and they are unable to participate autonomously.
No compunction has been shown in including small-scale food producers, civil society and indigenous peoples' organizations in a way respecting their autonomy, self-organization, and self-determination.
the global power elites, and especially the private sector, to once again legitimize themselves as architects of the future of our food system
global agribusiness supports the imposition of financial and market paradigms to food production and distribution. This logic created the 2008 food crisis and has continued to negatively affect small-scale food producers and people
a small number of corporations aim to control data, agricultural land, water
Dr Agnes Kalibata as Special Envoy for the Summit shows how the relevant multinational corporate interests seek to control the Summit and further entrench their power over the public policy and governance of the global food system.