9artigodomes_2011
MST Brésil — biblioteca (WP REST API) 2011-09-02 SCORE 6/10
Document original ↗Synopsis
Cet article de 2011, publié par le NERA (centre brésilien d'études sur la réforme agraire), analyse le modèle de domination du capitalisme oligopoliste sur l'agriculture brésilienne via le contrôle des agrotoxiques. L'auteure, Larissa Mies Bombardi (géographe à l'USP), établit un diagnostic radical : alors que le Brésil est devenu le premier consommateur mondial de pesticides en 2009, 60-70 % de la nourriture quotidienne y provient encore des petites propriétés paysannes, qui sont contraintes de dépendre des six grandes transnationales agro-chimiques (Monsanto, Syngenta, Bayer, Dupont, Basf, Dow) pour leurs semences et intrants. Ce système produit une subordination systématique de la rente foncière paysanne au capital international monopoliste : chaque achat d'herbicide ou d'engrais transfère la richesse du paysan aux géants transnationaux. L'article, documenté par des diagrammes de fusions-acquisitions (2000-2007) montrant l'intégration verticale du secteur, décrit cette subordination comme « scellée » avec l'avènement des semences transgéniques — le paysan devient prisonnier d'une chaîne technique de dépendance. Cette structuration oligopoliste s'accompagne d'une crise sanitaire silencieuse : environ 62 000 intoxications par agrotoxiques agricoles sont notifiées entre 1999 et 2009 (une toutes les 90 minutes), frappant principalement les travailleurs ruraux. L'article pose ainsi la question du pouvoir politique et économique de la paysannerie dans un régime d'agriculture subordinonnée, sans proposer d'alternatives organisationnelles explicites.
En clair
Au Brésil, six grandes entreprises chimiques mondiales contrôlent ce que les petits paysans peuvent cultiver et vendent : les paysans doivent acheter leurs semences et leurs pesticides à ces mêmes groupes, ce qui les rend prisonniers et empoisonne les travailleurs. Ce système fonctionne comme une trappe : plus le paysan travaille, plus il enrichit les transnationales.
Extraits
O Brasil, como é sabido, alcançou em 2009 o primeiro lugar no ranking mundial de consumo de agrotóxicos
cerca de 60 a 70% daquilo que se consome cotidianamente no Brasil é produzido em pequenas propriedades
o camponês permanece na terra até o limite de sua sobrevivência, porque seu objetivo é viver e não o lucro
A reprodução do capitalismo no campo se dá através da subordinação da renda da terra (seja ela camponesa ou não) ao capital
Com o advento dos transgênicos, esta subordinação fica 'selada' em todas as suas pontas. Desde as sementes, passando pelos fertilizantes e chegando ao veneno
cerca de 62 mil intoxicações por agrotóxicos de uso agrícola... uma a cada 90 minutos
Este agudo processo de subordinação da renda da terra, no Brasil, ao capital monopolista internacional, através da aquisição e aplicação de agrotóxicos, tem sido acompanhado por um problema gravíssimo de saúde pública