Annual Report 2015

La Vía Campesina — publications (WP REST) 2016-05-26 SCORE 9/10

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Synopsis

Ce rapport annuel 2015 de La Via Campesina, mouvement paysan international rassemblant plusieurs millions de petits producteurs, documente l'action d'une organisation centrale aux luttes contemporaines pour l'accès aux terres, l'agroécologie et la souveraineté alimentaire. L'organisation opère à travers huit axes thématiques majeurs : droits des paysans, semences et biodiversité, terres et territoires, luttes contre les transnationales, migrations et travailleurs salariés, opposition aux accords commerciaux libres, justice climatique et environnementale, et politiques publiques pour la souveraineté alimentaire. Elle s'articule régionalement (Amériques, Afrique, Asie, Europe) et transversalement via deux articulations clés : les femmes paysannes et les jeunes.

Trois combats structurent le rapport : (1) la résistance frontale aux sociétés transnationales et à l'agribusiness qui s'accaparent les terres paysannes ; (2) la revendication d'une reconnaissance institutionnelle des droits fonciers des paysans, concrétisée par le processus d'une Déclaration ONU en cours (étape majeure en février 2015) ; (3) la promotion de l'agroécologie comme alternative systématique au modèle agroalimentaire industriel et comme réponse à la crise climatique.

Le rapport met en lumière notamment : l'International Forum on Agroecology tenu au Mali en février 2015 comme lieu de convergence des savoirs paysans et agroécologiques ; les campagnes contre les lois de brevets des semences qui criminalisent les paysans (« Seed laws that criminalise farmers ») ; l'opposition systématique aux traités de libre-échange (TPP, TTIP, CETA) ; l'intégration centrale des femmes paysannes et des jeunes dans les structures de décision et de mobilisation ; le positionnement radical « system change, not climate change » qui lie critique du système agro-industriel et critique du capitalisme. Ce document montre Via Campesina opérant comme pont entre l'ancrage local des luttes et les arènes internationales de reconnaissance des droits, articulant agroécologie et droits fonciers comme deux faces d'une même critique anti-capitaliste.

En clair

Via Campesina regroupe des millions de paysans du monde entier qui refusent qu'on les expulse de leurs terres et qui cultivent sans empoisonner. En 2015, ils ont remporté une grande victoire : l'ONU a reconnu leurs droits comme paysans, ce qui donne des armes légales à tous ceux qui se battent pour garder la terre. Ce rapport montre comment des femmes paysannes, des jeunes, et des paysans de tous les continents coordonnent leurs luttes contre les grosses entreprises agroalimentaires qui veulent s'accaparer les terres et les semences.

Extraits

Résistons à la prise de nos terres par les STN

p. 11

Les droits des paysans à leurs terres et territoires ont toujours été l'une des revendications fondamentales du mouvement paysan

p. 24

Changement de système, pas changement climatique

p. 36

Terre, eau et territoires (+ Campagne pour la réforme agraire)

p. 8

Semences, biodiversité, agriculture paysanne durable et agroécologie

p. 8

Le processus vers une déclaration des Nations unies sur les droits des paysans a fait un pas important en février

p. 18

Les lois sur les semences qui criminalisent les paysans

p. 34

L'articulation des femmes a également organisé la participation des femmes à diverses activités de La Via Campesina

p. 10
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