Egbe 2022
MST Brésil — biblioteca (WP REST API) 2022 SCORE 4/10
Document original ↗Synopsis
Le document est le programme du 2e Encontro Nacional de Povos de Terreiro (ÈGBÉ Parte de Nós), organisé du 2 au 5 juin 2022 à Belo Horizonte au Brésil. Bien que centré d'abord sur l'identité afro-brésilienne et les religions de terreiro (traditions religieuses d'origine africaine), l'événement aborde plusieurs enjeux qui touchent tangentiellement aux luttes pour la terre et la justice environnementale.
La table 4, « A Questão Ambiental, Territórios de Axé e o Racismo » (La Question Environnementale, Territoires d'Axé et le Racisme), est la plus pertinente pour la veille. Elle repose sur le diagnostic selon lequel le racisme environnemental est structurant du capitalisme et responsable de l'aggravation de l'injustice environnementale, du massacre des peuples originaires et communautés traditionnelles, de la dévastation des forêts, de la pollution des fleuves et mers, et de la dégradation des biomes. La notion de « territoires d'Axé » — espaces sacrés où s'exercent les pratiques religieuses — signale une articulation entre patrimoine religieux/culturel et enjeu foncier/territorial.
Un élément saillant est la création, en partenariat entre CENARAB et NACAB, d'une expertise juridique autour du bassin du Paraopeba (Minas Gerais). L'enjeu spécifique est de reconnaître les dommages matériels et immatériels (religieux, culturels) causés par les crimes environnementaux — notamment l'accident minier de Brumadinho (2019) — et de former une nouvelle catégorie de droit pour qualifier ces préjudices.
Cependant, le document ne propose aucune analyse des mécanismes fonciers (propriété, usage, communs), n'aborde pas l'agroécologie ou les pratiques agricoles paysannes, et ne traite pas les structures collectives d'exploitation de la terre (coopératives, fiducies, etc.). L'intérêt pour la veille réside surtout dans la convergence entre racisme structurel, spoliation environnementale, et enjeux territoriaux des peuples éloignés des modèles dominants de propriété capitaliste. Le document documente un moment de la construction politique des mouvements afro-brésiliens autour de la justice environnementale et territoriale.
En clair
Au Brésil, les peuples originaires et ceux qui pratiquent les religions de terreiro luttent ensemble contre la destruction de leurs terres et de leur environnement sacré par les mines et le capitalisme. Ce document montre comment ils se rassemblent pour que le droit reconnaisse enfin ces dégâts, pas seulement sur la nature mais sur leur vie spirituelle et culturelle.
Extraits
le racisme environnemental comme structurant du capitalisme et responsable de l'aggravation du cadre d'injustice environnementale
massacre silencieux des peuples autochtones et communautés traditionnelles, par la dévastation des forêts, par la pollution des fleuves
L'expérience du CENARAB en partenariat avec le NACAB dans le bassin du Paraopeba, à Minas Gerais. Le dommage matériel et immatériel religieux
La nécessité de formation d'une nouvelle catégorie du droit découlant des crimes environnementaux
par une telle spoliation de la vie des êtres humains