Make The Golf Course A Public Sex Forest!
The Anarchist Library — OPDS (new releases) 2021-06-14 SCORE 4/10
Document original ↗Synopsis
Ce pamphlet activiste propose de transformer le Hiawatha Golf Club de Minneapolis en « forêt de sexe » publique — un espace collectif où les personnes queer pourraient librement explorer leur sexualité. Bien que le ton soit ludique et provocateur, le document contient une critique foncière sous-jacente : le golf course est présenté comme une « massive waste of space and water » qui détourne une terre précieuse (historiquement Dakota, puis zone de loisirs de classe moyenne) de tout usage collectif. Le texte mentionne l'idée d'une « food forest for everyone in the city to explore and eat » comme alternative supérieure. Le manifeste retrace l'histoire des espaces de cruising queer à Minneapolis (années 1970-1980) — bars, saunas, parcs — et comment la ville les a systématiquement détruits via des patrouilles policières, des investissements en accès (rendus inaccessibles aux queer), et la gentrification du centre-ville. Ce qui importe ici : une réflexion sur l'allocation des terres urbaines publiques et le droit à l'usage collectif de l'espace. Le document ne traite pas de paysannerie, d'agroécologie politique ou de communs ruraux, mais il touche aux communs urbains par ricochet — la question de savoir qui contrôle et comment se décident les usages du territoire.
En clair
Ce texte dit : arrêtez de gaspiller du terrain public pour que des gens riches jouent au golf ; donnez-le aux gens qui en ont vraiment besoin. Historiquement, la ville a détruit les espaces queer, et ce manifeste demande de reprendre les terres pour un usage collectif inclusif.
Extraits
Un gaspillage massif d'espace et d'eau, c'est aussi terrible pour le lac Hiawatha voisin.
La ville entretient des pistes de jogging pour les joggeurs, des courts de pétanque pour les joueurs de pétanque, des plages familiales pour les familles, des routes pour les automobilistes, et oui, des parcours de golf pour les golfeurs. Pourquoi pas des plages pour le sexe pour les pervers ?
En 1981, la ville a dépensé 176 000 dollars pour construire une rampe d'accès descendant au parc, ostensiblement pour faciliter la collecte des ordures mais en réalité pour permettre à la police de descendre et d'attaquer les queers ayant des relations sexuelles.
La forêt du sexe sera pour les fags et les faeries, les dykes et les sissies, les e-girls et les femboys, les criminels et les normies. La forêt du sexe sera pour les travailleurs du sexe et les personnes qui n'ont nulle part ailleurs où rester.