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European Shepherds Network — publications 2015-07-20 SCORE 6/10

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Synopsis

Cette déclaration du Réseau des Bergers Européens (17 pays) documente la défense du pastoralisme extensif face aux menaces contemporaines. Les bergers et éleveurs affirment leurs contributions : richesse économique (viande, lait, fromage, laine de qualité), gestion environnementale (préservation d'écosystèmes, réduction des incendies, stockage carbone), stabilité des populations rurales, patrimoine culturel. Mais le document expose aussi les menaces concrètes : accaparement massif des terres pour infrastructures énergétiques, mines, réserves naturelles, agriculture intensive et sylviculture industrielle ; difficultés structurelles d'accès à la terre pour les jeunes ; morcellement des espaces rendant impossible la transhumance ; exclusion systématique des pasteurs des processus décisionnels politiques à tous les niveaux (local, national, régional, européen) ; cadres réglementaires inadaptés, notamment la Politique Agricole Commune (PAC) qui favorise l'élevage intensif et sous-estime les bénéfices environnementaux du pastoralisme extensif. Face à cela, les pasteurs documentent leurs ripostes : organisation en réseaux européens, reconnaissance par des institutions internationales comme la FAO, recherche collaborative, vente directe et circuits courts. Leurs demandes politiques concentrent les enjeux : reconnaissance institutionnelle du pastoralisme, prix justes, réforme en profondeur de la PAC, protection juridique des terres de pâturage historiques (forêts, zones rocheuses), création d'un réseau européen de routes de transhumance garanti, et enfin participation obligatoire aux décisions qui les affectent. Le texte valorise les systèmes pastoraux traditionnels et extensifs comme modèles viables d'une agriculture non-industrielle, mais formule ses demandes dans un cadre institutionnel plutôt que révolutionnaire.

En clair

Ce texte montre comment les bergers d'Europe voient leurs terres accaparées par des infrastructures, mines et agriculture industrielle, pendant que les règles gouvernementales (la PAC) les désavantagent. Ils demandent au gouvernement de reconnaître leur travail, de protéger leurs terres de pâturage, et de les écouter dans les décisions. Utile pour comprendre comment l'accaparement foncier concerne aussi les petits éleveurs extensifs, pas juste les paysans sans-terre.

Extraits

Nous perdons de la surface de pâturage : infrastructures, projets énergétiques, mines, réserves naturelles, résidences secondaires, biocarburants, agriculture intensive, sylviculture industrielle accaparent les terres dévolues aux troupeaux.

p. 1

Pour les jeunes, il est souvent difficile d'accéder à l'usage de la terre.

p. 1

Le pastoralisme est aujourd'hui menacé comme jamais par l'industrialisation forcée de l'élevage : notre identité s'érode, nous perdons notre liberté et notre capacité à maintenir nos systèmes traditionnels.

p. 1

Le morcellement des espaces complique le maintien de nos systèmes traditionnels, en particulier lorsque ceux-ci dépendent du mouvement des animaux tout au long de l'année.

p. 1

Nous utilisons des terres impropres à d'autres formes d'agriculture. Pâturer, c'est stocker du carbone et lutter contre le changement climatique.

p. 1

La Politique Agricole Commune en particulier ne reconnaît pas les caractéristiques spécifiques du pastoralisme et le place en situation de désavantage économique.

p. 2

Stopper la perte de foncier pâturable et l'accaparement de terres, ainsi que les restrictions à la mobilité qui rendent impossible le maintien d'un pastoralisme viable.

p. 2

Nous soutenons la création et la protection d'un réseau européen des routes de transhumance.

p. 2
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