Agrarian anarchism and authoritarian populism: towards a more (state-)critical ‘critical agrarian studies’

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Synopsis

Cet article examiné l'anarchisme comme cadre théorique et pratique pour les études agraires critiques, particulièrement face à la montée du populisme autoritaire rural. Antonio Roman-Alcalá soutient que l'anarchisme — souvent mal compris comme simple rejet de l'État — offre trois niveaux d'analyse pertinents : les mouvements anarchistes explicites, les théories qu'ils produisent, et les pratiques « anarchistes » quotidiennes d'auto-organisation sociale. L'auteur applique cette perspective à la problématique contemporaine du populisme autoritaire aux États-Unis (Trump, Modi, Bolsonaro, Erdogan, Duterte), montrant comment les ressentiments paysans et ruraux face à l'exploitation capitaliste et à la marginalisation peuvent être détournés soit vers des projets autoritaires, soit vers des formes émancipatoires d'organisation collective. L'enjeu politique central identifié est le développement d'une vision idéologique capable de répondre aux besoins matériels concrets tout en renforçant les « économies morales » locales — c'est-à-dire les systèmes de valeurs et d'échanges enracinés dans l'expérience vécue des mondes ruraux. L'article constate l'absence notable de l'anarchisme dans les analyses des études agraires critiques (18 occurrences du mot « anarchism » contre 263 pour « Marxism » dans le *Journal of Peasant Studies*), malgré la pertinence persistante de l'anarchisme dans la théorie et la pratique des mouvements paysans et ruraux. Cette perspective state-critical offre une alternative aux analyses déterministes qui supposent l'inévitabilité de la disparition de la paysannerie ou la nécessité absolue de l'engagement étatique pour le changement émancipatoire.

En clair

Cet article explique que les paysans et les gens du monde rural n'ont généralement pas confiance en l'État et préfèrent s'organiser eux-mêmes (c'est l'idée anarchiste). Le problème : ce méfiance peut être récupérée par des politiciens autoritaires (Trump, Bolsonaro) ou orientée vers des projets de libération — tout dépend de qui les organise et comment.

Extraits

For the peasant, the state is a negative quantity, an evil, to be replaced in short shrift by their own 'homemade' social order.

p. 3

Throughout the rural world, capitalist 'economic-development' continues to exploit human and nonhuman resources, with the support of subnational, national, and international governments.

p. 4

partially in reaction to this marginalization, electorates have turned to a variety of scapegoating nationalisms, bolstering the electoral success of certain neo-'authoritarian populists'

p. 4

like the peasantry, anarchism has never died the death it was supposed to. It survives in existing social movements applying the label in action

p. 4

the anarchist lens is surely underutilized in CAS [Critical Agrarian Studies]

p. 4
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