NYÉLÉNI COMMON POLITICAL ACTION AGENDA
La Vía Campesina — publications (WP REST) 2026-05-25 Adobe PDF Library 16.0.7 SCORE 8/10
Document original ↗Synopsis
Ce document est l'agenda politique commun du Forum Nyéléni 2026, rassemblement international de mouvements paysans, autochtones, féministes et de justice sociale. Héritier des Forums de 2007 et 2015, il pose un diagnostic critique du système capitaliste et colonial comme cause majeure de la déposséssion foncière rurale et de la déstructuration des systèmes alimentaires. L'agenda dénonce comment le capital sépare violemment les peuples de la nature, transforme les écosystèmes et les « biens communs » en commodités, et concentre le pouvoir corporatif via la capture des espaces multilatéraux (ONU, FAO). Au cœur de la critique figurent l'accaparement foncier (land grabbing) pour l'industrie, les plantations et l'extraction minière, qui provoquent une déposséssion rurale et une urbanisation « ingouvernée ». Le document centre son action politique sur trois piliers : la souveraineté alimentaire et l'agroécologie (héritées de luttes décennales), l'autodétermination territoriale des peuples autochtones et l'endiguement de la violence coloniale du peuplement (settler colonialism), et le féminisme populaire — en hommage à Nyéléni, paysanne malienne symbolisant le rôle central des femmes dans les systèmes alimentaires et la vie collective. L'agenda refuse la séparation Nature/Société et valorise les épistémologies autochtones et les savoirs paysans. Il appelle à construire une « people's democracy » basée sur l'action grassroots collective, la mobilisation internationaliste et la communication populaire face aux narratifs corporatistes et d'extrême-droite qui délégitimisent les mouvements.
En clair
Ce document dit : les grandes entreprises et les gouvernements volent les terres aux paysans et aux peuples autochtones, et transforment même la nourriture en arme pour dominer. Les mouvements mondiaux pour la souveraineté alimentaire doivent s'unir, avec les femmes et les peuples autochtones en tête de file, pour reprendre le contrôle des terres et construire une vie collective juste et libre.
Extraits
Le capitalisme nous a séparés violemment de la nature. Il exploite les écosystèmes de la planète, la biodiversité et les biens communs, les transformant en marchandises à consommer.
Les paysans ressentent le poids de la concentration des entreprises quand les terres agricoles sont saisies pour le développement industriel, les plantations ou l'exploitation minière.
Nyéléni, une paysanne malienne qui symbolise le rôle central des femmes dans la pérennité des systèmes alimentaires, des territoires et de la vie collective.
La législation néolibérale approfondit la dépendance à l'exportation, la dépossession rurale et l'urbanisation non réglementée.
La souveraineté alimentaire et l'agroécologie, le féminisme populaire, la souveraineté des peuples et l'autodétermination sur leurs territoires.
Le génocide en Palestine offre un rappel brutal de la manière dont l'alimentation est armée pour servir les agendas coloniaux.
Nous héritons des héritages des luttes pour la souveraineté alimentaire et d'autres objectifs qui ont maintenu vivante la lutte contre l'oppression.
Il cherche à construire l'unité pour l'action à partir de notre diversité, ancrée dans le dialogue et l'échange de savoirs.
Les peuples autochtones subissent un génocide continu.