Recomendações-da-Sociedade-Civil-à-COP-12-e-MOP-7-
MST Brésil — biblioteca (WP REST API) 2014-09-25 SCORE 9/10
Document original ↗Synopsis
Ce document présente les recommandations des mouvements sociaux et organisations de la société civile brésilienne élaborées lors d'un atelier tenu les 2-3 septembre 2014 à Brasília. Organisé par Terra de Direitos en partenariat avec la Via Campesina Brasil, le MST, les collectifs d'agriculteurs familiaux, les communautés noires quilombolas (CONAQ) et de nombreuses organisations paysannes, cet atelier visait à cristalliser une position commune face aux négociations internationales sur la biodiversité (COP-12, protocoles de Carthagène et de Nagoya).
Le texte repose sur une opposition fondamentale entre deux modèles de développement jugés incompatibles : celui des agriculteurs familiaux, peuples indígènes et communautés traditionnelles, qui intègrent biodiversité et agrobiodiversité dans un système socioambiental centré sur les besoins humains et le respect de la nature ; et celui de l'agronégocio, qui poursuit la maximisation du profit via la monoculture de commodités. Le document s'inscrit dans l'année internationale de l'agriculture familiale (2014) et affirme la légitimité des paysans comme acteurs de première ligne de la conservation de la biodiversité.
Un diagnostic politique traverse le texte : les restrictions territoriales et technologiques imposées aux paysans résultent de la concentration des terres aux mains d'entreprises transnationales. Cette appropriation, couplée à la marchandisation des ressources biologiques via les brevets biotechnologiques, constitue une violation grave des droits humains. Les organisations dénoncent aussi l'influence disproportionnée des lobbies dans les négociations internationales, au détriment de la souveraineté alimentaire.
Le texte insiste sur le rôle décisif des savoirs paysans et traditionnels : les agricultrices et agriculteurs familiaux possèdent « la pratique historique du vivre-ensemble harmonieux avec la nature » et sont les véritables garants de la réduction des pertes de biodiversité. Le document appelle le Brésil à défendre une position internationale fondée sur le principe de précaution, à appuyer les régimes de protection sui generis pour les savoirs indígènes, et à garantir les droits territoriaux comme stratégie centrale de préservation de la biodiversité mondiale.
En clair
Des paysans, des sans-terres et des peuples originaires du Brésil demandent à leur gouvernement de les écouter plutôt que les grandes entreprises agricoles : ce sont eux qui protègent vraiment la nature et les semences, pas les multinationales qui concentrent les terres et la détruisent. Les traités internationaux sur la biodiversité doivent reconnaître leurs droits sur leurs territoires et leurs savoirs.
Extraits
Um deles, defendido principalmente por agricultores e agricultoras familiares, povos indígenas e comunidades tradicionais, presa pelo atendimento das necessidades do ser humano e da natureza da qual faz parte, e o outro, pautado no modelo do agronegócio, que busca o lucro acima de tudo.
Para os primeiros, biodiversidade e agrobiodiversidade são parte de um mesmo sistema socioambiental que é a base do modelo popular de desenvolvimento
Nesse sentido, identificamos e denunciamos que o cerceamento territorial e tecnológico dos agricultores, comunidades tradicionais e povos indígenas através da concentração de terras, principalmente por empresas transnacionais, bem como a mercantilização dos recursos biológicos e bens comuns
Considerando a importância e a utilidade destas convenções para a defesa da soberania alimentar e dos direitos dos agricultores e agricultoras familiares, povos indígenas e comunidades tradicionais ao acesso e defesa da agrobiodiversidade
Agricultores e agricultoras familiares, povos indígenas e comunidades tradicionais são os sujeitos com maior legitimidade para apresentar estratégias para a preservação da biodiversidade do planeta, já que são esses coletivos que possuem a prática histórica para convívio harmônico com a natureza.
Recordamos que é dever dos Estados que integram a CDB estabelecer um plano claro para apoio aos regimes Sui Generis de proteção aos conhecimentos inovações e práticas dos Povos Indígenas e Comunidades Locais, que inclua a garantia de direitos territoriais