L’État n’est plus rien, soyons tout
CRAS (Centre de Recherches sur les Alternatives Sociales) 2011-03-15 Adobe PDF Library 9.9 SCORE 6/10
Document original ↗Synopsis
Essai philosophique et politique de Raoul Vaneigem critiquant radicalement l'État moderne, le capitalisme et le consumérisme. Le texte analyse la faillite des démocraties représentatives et la réduction de l'État à un simple instrument de répression au service des multinationales et des banques. Face à cet effondrement annoncé, l'auteur propose une réorientation radicale de la société vers l'autogestion collective, la démocratie directe et l'abolition du régime de propriété privée. Le cœur du projet réside dans l'examen de ce qui pourrait remplacer l'État et le marché : Vaneigem cite les collectivités zapatistes du Chiapas comme modèle actuellement viable de démocratie directe où les terres sont mises en commun, excluant dès l'abord les conflits liés à l'appropriation privée. Chacun participe aux assemblées sans hiérarchie élective, les mandataires étant des délégués révocables pour des périodes limitées. Le texte soulève aussi la question de la disparition prochaine de l'argent et de la nécessité d'établir des relations humaines fondées sur le don plutôt que sur l'échange. Vaneigem affirme que cette transition vers des énergies et des biens offerts gratuitement par la nature marquera le moment où l'humain pourra devenir véritablement humain, en se niant comme esclave du travail et du pouvoir. Bien que le document soit tronqué, il demeure un manifeste pour l'autogestion territoriale et la sortie de la logique marchande.
En clair
Ce texte explique comment les zapatistes gèrent leurs terres ensemble sans les vendre, décident tous ensemble en assemblée, et n'ont pas de chef permanent. C'est un exemple concret pour montrer qu'on peut abolir la propriété privée de la terre et la gouverner collectivement, même avec des paysans.
Extraits
Les terres mises en commun excluent dès l'abord les conflits liés à leur appropriation privée.
une nouvelle alliance est en train de se conclure avec ce que la nature nous offre gratuitement, une alliance qui mettra fin à l'exploitation cupide de la terre et de l'homme.
Les femmes, réticentes au début, en raison des habitudes patriarcales des Mayas, occupent maintenant une place prépondérante dans les « conseils de bon gouvernement ».
comment supplanter par une relation humaine fondée sur le don plutôt que sur l'échange un rapport d'exploitation où le commerce des choses détermine le commerce des hommes.