MOZAMBIQUE: peasant farmers adaptation to climate change

La Vía Campesina — publications (WP REST) 2018-05-23 Adobe PDF Library 15.0 SCORE 8/10

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Synopsis

Ce rapport analyse comment les petits paysans du Mozambique s'adaptent au changement climatique dans un contexte de fortes tensions politiques et agricoles. Le pays, où 24,5 millions de personnes vivent en zones rurales et dépendent de l'agriculture pour leur survie, fait face à une pauvreté chronique, une insécurité alimentaire généralisée et une intensification des phénomènes climatiques (sécheresses, inondations). Le secteur agricole est dominé à 98 % par des paysans, dont 89 % sont des femmes, cultivant en moyenne 1,2 hectare et occupant 95 % des terres cultivées. Le document expose la contradiction centrale : d'un côté, le gouvernement et les institutions internationales (Banque mondiale, AGRA, FAO) promeuvent la « Révolution verte » (semences commerciales, engrais chimiques, agribusiness, corridors d'export pour des cultures de rente comme le coton et le soja). De l'autre, les paysans eux-mêmes développent une conscience politique croissante autour de l'agroécologie et de l'agriculture durable comme stratégies d'adaptation et de souveraineté alimentaire. Point crucial : 85 % des petits paysans continuent de dépendre de semences conservées ou échangées entre voisins, non de semences certifiées. Le rapport, édité par La Via Campesina Afrique australe et orientale, documente une résistance concrète à la commodification de l'agriculture et à la perte de savoirs paysans, porée notamment par l'UNAC (Union nationale des paysans). C'est un texte-clé pour comprendre comment les paysanneries africaines défendent l'agroécologie face aux injonctions globales d'industrialisation.

En clair

Ce rapport montre comment les petits paysans du Mozambique se battent pour continuer à cultiver à leur façon, en gardant leurs propres semences d'année en année et en utilisant l'agroécologie, face à un gouvernement et des organisations internationales qui veulent les forcer à acheter des engrais chimiques et des semences commerciales. C'est une histoire de résistance paysanne à la destruction de savoirs anciens et à la transformation de l'agriculture en commerce de grandes entreprises.

Extraits

Les paysans - ils représentent plus de 98 % du nombre total d'agriculteurs ; la majorité d'entre eux sont des femmes (89 %)

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Seulement 15 % des petits exploitants agricoles au Mozambique achètent des semences certifiées ; la grande majorité dépend de semences économisées d'une récolte à l'autre ou échangées avec des voisins

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L'UNAC préconise la protection des agriculteurs contre la perte de leurs semences et sa banque de semences peut empêcher que le changement climatique ne devienne un désastre climatique

p. 2

Le PEDSA reconnaît le rôle critiquement important des femmes dans l'agriculture, mais il n'adopte pas une approche substantielle à l'égard des inégalités de genre persistantes

p. 3

Les 3,2 millions de petits exploitants agricoles du Mozambique occupent environ 95 % des terres cultivées

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