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Böll Stiftung — Agriculture & Food (EN topic) 2026 Adobe PDF Library 18.0 SCORE 7/10

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Synopsis

L'Agribusiness Atlas 2026, publié par Heinrich-Böll-Stiftung, Friends of the Earth Europe, IPES-Food et Association of Ethical Shareholders, documente la concentration du pouvoir corporatif dans le système alimentaire mondial. Le document établit que « juste une poignée de corporations détermine ce qui est cultivé dans nos champs, ce qui finit dans les rayons des supermarchés, et ultimement ce que nous mangeons ». Cette concentration s'est accélérée au 20e siècle via les engrais synthétiques, pesticides et technologie mécanisée, exerçant une pression croissante sur les petites fermes et l'environnement. L'ouvrage expose comment cette main-mise corporatiste affecte directement les paysans et peuples autochtones : la production de soya pour l'alimentation animale se fait notamment « aux dépens des forêts tropicales, savanes, et des droits et moyens de subsistance des communautés autochtones ». Parallèlement, le document identifie plusieurs formes d'alternatives viables qui résistent à la concentration : les marchés territoriaux en Afrique, ancrés dans les cultures alimentaires locales ; le modèle brésilien d'achats publics soutenant les petits paysans ; les épiceries publiques traitant la nourriture comme bien public plutôt que marchandise ; et la transition agroécologique via régulations de marché et prix justes. L'ouvrage soulève aussi l'enjeu de la privatisation corporatiste de ressources critiques (eau, semences) et défend la notion que certains biens fondamentaux doivent échapper aux logiques marchandes. Par ses thématiques, c'est un document d'alerte et de documentation des mécanismes de concentration et dépossession—utile pour comprendre les obstacles systémiques aux communs fonciers, même s'il adopte l'angle de la critique du système dominant plutôt que la valorisation des solutions paysannes construites.

En clair

Un petit nombre de grandes entreprises contrôlent aujourd'hui ce qu'on cultive, ce qu'on mange et à quel prix. Ce document montre aussi qu'il existe d'autres façons de faire : en Afrique, les marchés locaux fonctionnent bien ; au Brésil, l'État achète directement aux petits paysans ; partout, on peut traiter la nourriture comme un bien pour tous, pas comme un produit à vendre au plus offrant.

Extraits

Un petit nombre d'acteurs mondiaux dominent le commerce des aliments pour animaux, dont une grande partie est produite aux dépens des forêts tropicales, des savanes et des droits et moyens de subsistance des communautés autochtones.

p. 24

Le Brésil propose un modèle différent, utilisant les achats publics pour soutenir les petits exploitants agricoles et améliorer les régimes alimentaires.

p. 40

Des magasins du secteur public qui traitent l'alimentation non pas comme une marchandise mais comme un bien public pour rendre l'alimentation saine et abordable accessible à tous.

p. 38

Une réglementation plus stricte du marché européen et des règles de prix équitables sont nécessaires pour assurer des revenus stables et la durabilité, et pour catalyser la transition agroécologique tant nécessaire.

p. 44

Aujourd'hui, quelques corporations seulement déterminent ce qui est cultivé dans nos champs, ce qui se retrouve sur les rayons des supermarchés, et finalement ce que nous mangeons.

p. 4

Les semences forment la base de notre approvisionnement alimentaire. Pourtant, elles sont de plus en plus contrôlées par un petit nombre de corporations multinationales.

p. 22

L'accès à l'eau potable est un droit humain depuis 2010. Pourtant, cette ressource vitale passe de plus en plus sous contrôle des entreprises.

p. 18

Les corporations agrochimiques exportent des pesticides interdits dans l'Union européenne vers des pays où les mesures de protection sanitaire et environnementale sont faibles.

p. 20

Les petites exploitations agricoles ont subi une pression croissante, tout comme l'environnement naturel.

p. 4
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