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Böll Stiftung — Agriculture Atlas (EN) 2026 SCORE 4/10

Document original ↗

Synopsis

L'Atlas da Amazônia Brasileira est une publication collaborative de la Fondation Heinrich Böll réunissant scientifiques, peuples autochtones, communautés traditionnelles et défenseurs de droits. Le document traite frontalement du « caos fundiário » hérité de la colonisation et des luttes pour la reconnaissance des droits territoriaux des peuples originaires. Il oppose systématiquement l'agriculture familiale à la domination du monoculture de soja et de l'élevage intensif, décrits comme « agronégócio ». Un accent majeur porte sur la menace que représentent l'exploitation minière illégale (garimpo) dans les terras indígenas, la construction de mégaprojets routiers (BR-319), et plus largement les projets développementistes capitalistes. L'atlas valorise les florestas antropogênicas — réinterprétées comme résultat du travail millénaire des peuples autochtones — et les savoirs ancestraux comme fondements d'une gestion écologique durable. Un volet important documente le rôle protagoniste des femmes amazôniennes et des organisations féminines dans les luttes socioambiental, notamment les associations de femmes indígenes et les leaderships quilombola. Le document aborde aussi les alternatives institutionnelles émergentes : les Fundos Comunitários destinés à contourner les barrières d'accès des paysans et peuples traditionnels aux financements climatiques. L'atlas s'inscrit dans une critique de la « financeirização da natureza » (financiarisation marchande de la nature) au profit des droits et de l'autonomie territoriale.

En clair

Cet atlas documente comment les peuples autochtones et les agriculteurs familiaux de l'Amazonie défendent leurs terres contre les grandes entreprises qui les accaparent pour la soja, l'élevage et l'exploitation minière. Les femmes sont en première ligne, et de nouveaux outils comme les fonds communautaires permettent aux paysans d'accéder aux financements sans dépendre des marchés capitalistes.

Extraits

La colonisation de l'Amazonie a impliqué la fabrication d'un chaos foncier basé sur l'idée que la région était une « terre de personne »

p. 20

Les intérêts des mêmes groupes continuent de menacer l'affectation des terres aux modalités de protection et de reconnaissance des droits traditionnels

p. 20

La forêt amazonienne a été plantée par les peuples originaires au cours de millénaires, et la préservation des écosystèmes dépend des savoirs de ces peuples

p. 24

En Amazonie, la catégorie de peuples et communautés traditionnels abrite une variété multiethnique de populations qui présentent des dynamiques propres du et au territoire, forgeant leur identité à partir d'activités agro-extractivistes non prédatrices

p. 28

L'activité d'orpaillage s'est intensifiée en Amazonie, particulièrement dans les terres autochtones, générant une série d'impacts socio-environnementaux

p. 44

Il existe de nombreuses barrières pour l'accès des organisations de peuples et communautés traditionnels, agriculteurs familiaux et paysans aux ressources destinées à la lutte contre les changements climatiques. En réponse, des Fonds Communautaires sont en train de voir le jour

p. 60

Le pavage de la BR-319 se distingue comme une menace significative, compromettant l'un des derniers blocs de forêt intacte et poussant l'Amazonie au-delà du seuil toléré de déboisement

p. 46

L'Amazonie légale est la région la plus dangereuse du pays pour les défenseurs et défenseuses des droits humains et environnementaux.

p. 52
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