Migraciones, agro, tercer cercamiento capitalista y el procomún

Archive.org — bienes comunes espagnol (15M/communs) 2012-10-04 SCORE 8/10

Document original ↗

Synopsis

Ce texte de SurSiendo (2012) établit une connexion systématique entre les enclosures successives des biens communs et les migrations forcées. Il retrace d'abord comment l'accumulation originaire a privatisé les commons européens, proletarisant les populations rurales. Ce processus se perpétue sous formes modernisées : les migrations temporaires, théorisées par Meillassoux, maintiennent l'exploitation capitaliste tout en préservant les économies domestiques des zones de départ. Le texte se concentre sur le Mexique, particulièrement Chiapas, où l'absence de réforme agraire post-révolutionnaire a créé des tensions foncières chroniques. La Selva Lacandona a longtemps servi de « soupape de sécurité » en absorbant l'excédent de population. Deux chocs convergents ont rompu cet équilibre : la réforme de l'article 27 de la Constitution (1992) liberalisant la vente des ejidos et terres communales, et l'entrée du TLCAN (1994) détruisant la souveraineté alimentaire locale par élimination des tarifs sur les grains. Le résultat fut une nouvelle vague de migrations économiques forcées et le soulèvement zapatiste du 1er janvier 1994. Le document défend la propriété communale (ejidos, tierras comunales) comme forme valide de résistance aux crises du système capitaliste. Il décrit les mécanismes autochtones de gestion collective : Assemblées directes, Comisariados Ejidales, Conseils de vigilance, règles coutumières héritées. Ces institutions incarnent une économie basée sur la durabilité des communs et la gestion collective, opposée à la logique extractiviste et spéculative de la propriété privée. L'argument central : les enclosures n'ont jamais cessé, elles se métamorphosent. La souveraineté alimentaire et la propriété collective demeurent les deux leviers politiques pour inverser cette trajectoire historique de dépossession.

En clair

Ce texte montre comment les gouvernements libéralisent les terres paysannes autochtones (comme au Mexique en 1992-1994), ce qui force les gens à migrer loin de leurs terres. Il prouve que les systèmes de gestion collective des terres (ejidos, communaux) fonctionnent réellement avec des règles connues de tous, et que ce sont des armes pour résister à la pauvreté.

Un paysan peut l'utiliser pour défendre son système collectif devant l'État ; un militant pour légitimer les luttes contre les enclosures foncières ; un chercheur pour comprendre les réformes qui appauvrissent les campagnes.

Extraits

Pendant les siècles précédents, de grands secteurs de la population assuraient leur subsistance par les commons ou biens communs.

p. 3

Le transfert de la force de travail du secteur non capitaliste vers l'économie capitaliste s'effectue de deux manières... l'exode rural... par l'organisation des migrations temporaires.

p. 3

la réforme de l'article 27 de la Constitution en 1992 par laquelle il a été autorisé que la terre communale et ejidal soit soumise à la vente libre

p. 3

on a aidé à affaiblir la souveraineté alimentaire des zones rurales, laissant sans débouché commercial plusieurs produits de la campagne

p. 4

le Procede, aujourd'hui Fanar, n'a été perçu par de grands secteurs de la population que comme des stratégies néolibérales du gouvernement pour dépouiller les indígènes de leurs terres

p. 4

la propriété sociale occupe au Mexique 51 pour cent du territoire national

p. 5

Dans les populations agricoles de Mésoamérique se différenciaient les terres des communautés, les terres publiques et celles données en usufruit

p. 5

pour que la propriété communale soit effective dans sa gestion, il existe à l'intérieur de chacune différents organes et autorités qui régulent son usage

p. 5

Il est nécessaire de concevoir une économie de la durabilité des biens communs en tenant compte du facteur essentiel de la gestion par la collectivité.

p. 4
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