Collectives in the Spanish revolution
The Anarchist Library — OPDS (new releases) 2021-05-04 XeTeX 0.99999 SCORE 6/10
Document original ↗Synopsis
Le document de Gaston Leval, Collectives in the Spanish revolution (1975), offre un compte rendu historique des expériences de collectivisation des terres et moyens de production en Espagne révolutionnaire (1936-1939). L'ouvrage s'inscrit dans une généalogie théorique précise : Proudhon, Bakunin, Élisée Reclus, et les anarchistes espagnols Ricardo Mella et Anselmo Lorenzo, qui conçoivent le « communisme libertaire » comme une rupture à la fois avec la propriété privée capitaliste et avec l'État communiste autoritaire. Bakunin défend spécifiquement que « la terre, les outils de travail, ainsi que toutes les richesses, en devenant la propriété collective de l'ensemble de la société, ne peuvent être utilisés que par les travailleurs, c'est-à-dire par les associations agricoles et industrielles » — une formule clé qui articule propriété collective, usage ouvrier, et auto-organisation. Le texte promet de documenter en détail les collectifs agraires (Fédération d'Aragon, Levante, Castille), les syndicalistes industriels, et la socialisation des services publics (eau, gaz, électricité, transports, médecine), ainsi que les formes de démocratie interne (assemblées, délégués révocables, comptabilité collective). Pour une veille sur les communs fonciers et la paysannerie comme acteur politique, Leval constitue une ressource majeure : il documente une expérience réelle et territorialisée de rupture avec la propriété étatique et privée, pensée et pratiquée par des paysans et travailleurs « par le bas ». C'est un contrepoint à la mythologie soviétique et un exemple concret d'auto-gestion agraire et industrielle qui a fonctionné pendant trois années de guerre civile. Cependant, le contenu fourni (pages 1-6) reste surtout théorique et généalogique ; les chapitres V-VII, qui détaillent le fonctionnement réel des collectifs territorialisés, ne sont pas encore visibles.
En clair
En Espagne pendant la Guerre civile (1936-1939), les paysans et ouvriers ont réellement organisé les terres et les usines de manière collective, en assemblées, sans patrons ni État — ce livre raconte comment ils l'ont fait et pourquoi. C'est un document historique rare sur ce qu'on appelle maintenant les communs : une autre façon de posséder et décider ensemble de la terre et du travail.
Extraits
La terre, les outils de travail, ainsi que toutes les richesses, en devenant la propriété collective de l'ensemble de la société, ne peuvent être utilisés…
Maintenant je peux mourir, j'ai vu mon idéal réalisé.
la liberté comme base, l'égalité comme moyen, la fraternité comme fin.
Il exige pour tous les enfants des deux sexes, dès leur naissance, l'égalité des moyens de développement, c'est-à-dire…
Il reconnaît que tous les États politiques et autoritaires qui existent aujourd'hui devront être absorbés dans l'union universelle…
Le socialisme de Bakounine était antiétatiste. Il satisfaisait sa psychologie slave, sa nature russe généreuse, sa vision cosmique…