Bulletin Nyéléni n° 17 – Jeunesse et Agriculture

Nyéléni — documents finaux 2015-10-28 SCORE 8/10

Document original ↗

Synopsis

Ce document est un appel politique des jeunes de La Via Campesina adressé à la jeunesse mondiale pour qu'elle s'engage dans les luttes paysannes et foncières. Rédigé en kurde, il analyse comment le système néolibéral-capitaliste et l'agriculture industrielle dépossèdent les paysans de leurs terres, de leurs semences et de leur souveraineté alimentaire. Le texte identifie les trois axes stratégiques de la mobilisation jeune: la production agroécologique ancrée dans les champs, l'organisation syndicale et collective des jeunes, et l'éducation critique et auto-gérée. Les jeunes paysans ne doivent pas attendre un futur hypothétique (« on n'est pas le futur »), mais s'engager maintenant dans la résistance quotidienne contre l'accaparement des terres et pour la souveraineté alimentaire. Le document souligne que cette lutte s'inscrit dans une généalogie longue (500 ans de résistance post-coloniale) et une mobilisation mondiale: via des occupations de terres (Brésil, Andalousie, Afrique du Sud), des mouvements urbains solidaires (Occupy, Indignados, Printemps arabe), et une éducation paysanne qui libère de la domination coloniale. L'accent est mis sur l'égalité de genre (droits des femmes paysannes), la protection des écosystèmes (Pachamama) et la construction d'une autre économie basée sur des circuits régionaux et des relations non-marchandes. L'agriculture écologique devient ainsi un modèle politique, culturel et économique alternatif au capitalisme extractiviste.

En clair

Les jeunes paysans du monde doivent organiser dès maintenant l'occupation de terres et la création de circuits agricoles autonomes hors de l'agro-industrie — c'est leur arme politique pour reprendre le contrôle de la terre et de la nourriture. Ce texte dit: arrêtez d'attendre, la résistance se fait aujourd'hui dans les champs, les organisations collectives, et l'éducation critique qu'on construit nous-mêmes.

Extraits

C'est contre le contrôle et la vente des terres agricoles que se construisent de nombreux sites et grandes villes partout dans le monde.

p. 1

Les jeunes paysans occupent des terres et prennent l'initiative pour cultiver des aliments régionaux.

p. 2

La seule forme de résistance est la souveraineté alimentaire et c'est seulement en protégeant la souveraineté alimentaire que nous pouvons préserver les ressources communes de l'humanité et notre vie naturelle.

p. 2

L'agroécologie, avec la vision régionale des principes des jeunes fondés sur un modèle écologique et économique, devient également un modèle politique et culturel.

p. 3

Elles luttent à la fois pour les droits justes des femmes paysannes et pour la protection de leur santé maternelle.

p. 3

La résistance des jeunes paysans contre le colonialisme perdure depuis 500 ans et vise à imaginer une nouvelle vie en harmonie avec la nature et son écosystème (Pachamama).

p. 1

C'est aussi là le deuxième moment, le mouvement syndical : notre travail continue dans tous les domaines de résistance et avec tous nos mouvements, comme allié militaire de cette lutte.

p. 2

Une éducation pour la vie, pour la pensée et les idées et pour la création de nouvelles solutions afin que les gens puissent s'organiser eux-mêmes.

p. 3

Em ne dahatu ne, em 'roja îro' ne

p. 1
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