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La Vía Campesina — publications (WP REST) 2024 Skia/PDF m137 Google Docs Renderer SCORE 9/10

Document original ↗

Synopsis

Ce communiqué de presse lance le 39ème rapport annuel « Conflicts in the Countryside - Brazil 2024 » publié par la CPT (Commission Pastorale de la Terre). Le rapport documente 2,185 conflits ruraux en 2024 (soit 3% de baisse par rapport à 2023), mais révèle surtout que la violence persiste à des niveaux élevés. Les conflits fonciers dominent avec 1,680 cas (78%), suivi par les conflits d'eau (266) et les conflits de travail (151 cas d'esclavage rural). Le document met en lumière une augmentation dramatique de 762% de la contamination aux pesticides entre 2023 et 2024 (de 32 à 276 occurrences), particulièrement en Maranhão où les communautés traditionnelles subissent les conséquences du pulvérisage aérien. Un élément clé : l'identification du groupe « Zero Invasion » comme acteur principal de violence organisée contre les occupations foncières et les peuples autochtones dans plusieurs États, culminant avec le meurtre en janvier 2024 de Maria Fátima Muniz de Andrade (Nega Pataxó) lors d'une action de reprise de territoire traditionnel par les Pataxó Hã Hã Hãe. Le rapport enregistre aussi 649 actions de résistance, dont les demandes principales portent sur la réforme agraire (201), la justice contre la violence (168) et les droits autochtones (83). Malgré la baisse du nombre de meurtres (13 en 2024 contre 31 en 2023), les menaces de mort ont atteint leur plus haut niveau en 10 ans (272 cas), et 79% des tentatives de meurtre visent des autochtones, principalement au Mato Grosso do Sul.

En clair

Ce document montre les chiffres réels des combats pour la terre et les territoires autochtones au Brésil en 2024 : où la violence augmente, qui l'organise (le groupe « Zero Invasion »), et comment les gens résistent. À utiliser pour documenter la réalité du terrain et identifier les tendances de répression et de riposte.

Extraits

La plupart des registres sur l'axe des terres concernent la violence – 1 680, tandis qu'il y a eu une diminution des actes de résistance comparé à 2023, tant pour les occupations (de 124 à 78) que pour les campements (de 18 à 10).

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Au cours de la dernière année, il y a eu une augmentation notable des occurrences de ce type de violation, passant de 32 en 2023 à 276 en 2024, une croissance approximative de 762 %. La plupart de ces occurrences enregistrées se sont produites au Maranhão, où les communautés traditionnelles font face à de graves conséquences de la pulvérisation aérienne de pesticides.

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Un cas qui se distingue est le meurtre de Maria Fátima Muniz de Andrade (Nega Pataxó), en janvier de l'année dernière, commis par un éleveur lié au groupe « Zero Invasion », lors d'une action des Pataxó Hã Hã Hãe indigènes pour reprendre leur territoire traditionnel.

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Cedoc-CPT a également identifié la participation du groupe « Zero Invasion » dans les conflits fonciers en 2024, avec des attaques violentes dans les États de Goiás, Maranhão, Bahia, Espírito Santo, Paraná, Pará et Pernambuco.

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Les principales revendications identifiées dans ces actions de résistance concernent la terre/la Réforme agraire, avec le plus grand nombre de registres, totalisant 201 revendications.

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Dans le cas des tentatives de meurtre, 79 % des victimes sont indigènes, plus de la moitié d'entre elles (52 %) provenant du Mato Grosso do Sul, avec les principaux auteurs identifiés comme des fermiers, dans les zones reprises.

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L'année dernière, 151 cas de travail esclave à la campagne et 1 622 personnes secourues ont été enregistrés.

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Il y a eu une augmentation des menaces de mort (de 219 à 272), ce qui constitue le chiffre le plus élevé en 10 ans.

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