Women development in agriculture as agency for fostering innovative agricultural financing in Nigeria
discovery_promoted 2021-09-17 SCORE 6/10
Document original ↗Synopsis
Cet article examine la marginalisation des femmes paysannes au Nigeria en tant qu'obstacle majeur à l'accès aux financements agricoles innovants. Le document établit que les femmes produisent environ 65% de l'agriculture au Nigeria et jusqu'à 80% de la main-d'œuvre agraire en Afrique, mais restent largement dépossédées des terres, des héritages et de l'accès au crédit bancaire. Les auteurs analysent comment les systèmes patriarcaux et les droits fonciers coutumiers discriminants excluent les femmes de la propriété terrienne — moins de 10% des femmes nigérianes possèdent des terres — et les réduisent au statut de « travailleuses agricoles » plutôt que de « paysannes ». La division genrée du travail réserve les cultures de rente aux hommes et la production vivrière aux femmes, un clivage qui renforce leur marginalisation économique. Ancrée dans les théories féministe libérale et patriarcale, l'étude documente comment les femmes participent à toutes les phases de la production agricole (culture, transformation, commercialisation) mais en sont systématiquement dépossédées des bénéfices et du contrôle. L'article conclut que la privatisation des terres et l'absence de droits fonciers formels réduisent drastiquement les chances des femmes d'accéder aux crédits microfinanciers, créant un cercle vicieux de pauvreté féminisée. La solution proposée reste dans un cadre développementiste : l'intégration du genre dans les politiques agricoles mainstream, sans remise en question des structures de propriété foncière elle-même.
En clair
Ce texte montre que les femmes paysannes nigérianes produisent les deux tiers de la nourriture mais n'ont presque rien en propre, ni terres ni crédits, parce que les traditions et les lois les maintiennent sous le contrôle des hommes. C'est utile pour comprendre précisément comment la patriarchie fonctionne comme outil d'exploitation foncière, mais ne propose pas vraiment de solution radicale — juste mieux inclure les femmes dans le système existant.
Extraits
Leur contribution à l'agriculture est estimée à 65 % au Nigeria. Cependant, leurs contributions sont largement sapées parce que les femmes sont souvent marginalisées économiquement.
Les facteurs qui empêchent les femmes d'accéder au financement agricole comprennent le patriarcat et un système de tenure des terres défavorable qui prive les femmes de garanties collatérales pour accéder aux prêts bancaires
La privatisation de la propriété foncière réduit considérablement les chances des femmes d'accéder aux installations de microfinance agricole et bancaire pour répondre aux exigences de garantie.
Moins de 10 % des femmes nigérianes possèdent des actifs tels que les terres
Le droit coutumier des pays africains maintient toujours une structure patriarcale de discrimination contre les femmes qui les empêche d'acquérir des droits fonciers.
Les femmes participent à toutes les phases des activités agricoles, mais ne sont pas considérées comme des agricultrices et sont ainsi privées des récompenses de leur travail agricole.
La division sexuée du travail répartit les productions agricoles entre cultures de rente pour les hommes et cultures vivrières pour les femmes.