Rapport de la VIIème Conférence internationale de La Via Campesina
La Vía Campesina — publications (WP REST) 2018-02-21 SCORE 8/10
Document original ↗Synopsis
Ce rapport documente la VIIème Conférence internationale de La Via Campesina (2017), mouvement paysan mondial fondé en 1993 pour donner voix aux paysans face aux politiques néolibérales et à la domination des grandes entreprises agro-alimentaires. Réunissant 182 organisations dans 81 pays, La Via Campesina affirme son rôle central dans la redéfinition des politiques alimentaires et agricoles contre le libre-échange, qu'il analyse comme « le principal instrument de violence contre notre mode de vie paysan ». Le document croise trois axes majeurs. D'abord, l'agroécologie comme solution pour reconstruire les systèmes alimentaires locaux et défendre les semences adaptées aux terres paysannes, en rejet catégorique des OGM. Ensuite, le féminisme paysan : la Via Campesina s'affirme comme « un mouvement féministe » où la défense des droits des femmes et la fin de la violence faite aux paysannes constituent une tâche politique fondamentale, face à la double exploitation des femmes paysannes. Enfin, les enjeux de droits fonciers : le mouvement évoque l'importance des droits fonciers pour stopper l'accaparement des terres et documente la répression intensifiée et la migration forcée dues à la crise de l'agriculture paysanne. Le rapport soulève également les tensions internes : manque de participation réelle des femmes dans les organisations, débats sur la monétarisation du travail paysan, et critique des « solutions climatiques » marchandes qui renforcent le pouvoir des grandes corporations plutôt que d'appuyer la souveraineté alimentaire paysanne. La Via Campesina réaffirme son indépendance des partis politiques et des grandes organisations internationales, tout en renforçant les alliances avec les mouvements de pêcheurs et d'autres secteurs.
En clair
La Via Campesina, c'est un réseau de paysans du monde entier qui se battent pour cultiver leur propre nourriture avec leurs propres méthodes (l'agroécologie) plutôt que de laisser les grandes entreprises décider pour eux. Les femmes paysannes jouent un rôle clé dans cette lutte, et le mouvement demande que les droits fonciers des paysans soient reconnus pour arrêter les accaparements de terres par les corporations.
Extraits
La Via Campesina est née pour donner une voix aux sans-voix, pour que les mouvements paysans prennent pleinement leur rôle de leader.
nous le considérions comme le principal instrument de violence contre notre mode de vie paysan.
avec la crise de l'agriculture paysanne, la pauvreté s'installait et provoquait des vagues migratoires.
L'agroécologie est une solution
La Via Campesina est un mouvement féministe et il y a un mouvement féministe dans La Via Campesina
droits fonciers sont ceux qui peuvent légalement et formellement soutenir nos efforts pour stopper l'accaparement des terres
La solidarité est au cœur de la souveraineté alimentaire
Nos semences sont adaptées à nos terres sur lesquelles nous mettons en place une gestion agroécologique