Peasant and Family Farm-based Sustainable Agriculture Can Feed the World

La Vía Campesina — publications (WP REST) 2010 3-Heights(TM) PDF Optimization Shell 4.8.25.2 (http://www.pdf-tools.com) SCORE 9/10

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Synopsis

Ce texte de La Vía Campesina (septembre 2010) défend une thèse centrale : l'agriculture paysanne et familiale durable, basée sur l'agroécologie, est capable de nourrir le monde mieux que le système agroindustriel dominant. Les auteurs reframent la crise alimentaire non comme une crise de production, mais comme une crise d'accès et de justice : elle découle de la spéculation sur les prix, des inégalités globales de revenu, du manque d'accès à la terre pour les paysans, et de politiques absurdes (agrocarburants détournant les cultures vivrières). L'agriculture industrielle échoue déjà — 925 millions de personnes affamées, épidémies nutritionnelles (obésité, diabète, cancer), et dégradation catastrophique des sols (salinisation, stérilisation, érosion, perte de biodiversité). Les rendements, qui augmentaient lors de la « Révolution verte », ont plafonné et déclinent dans de nombreuses régions. Le texte définit l'agroécologie via des principes concrets : recyclage de la biomasse, gestion des nutriments, diversification génétique et des espèces, promotion des synergies écologiques. Crucial : la ferme doit rester petite, gérée par des familles ou communautés paysannes, où tout se produit sur place sans intrants externes. Données précises pour le Brésil : bien que l'agribusiness contrôle la majorité des bonnes terres, les paysans avec 24,3% des terres constituent 84,4% de toutes les exploitations, emploient trois fois plus de gens, et produisent 87% du manioc, 70% des haricots, 46% du maïs, 34% du riz, 58% du lait, 50% de la volaille, 59% du porc, 30% du bœuf. Avec moins de 25% des terres, ils génèrent 40% de la valeur agricole totale. Les paysans ont une vocation alimentaire ; l'agribusiness une vocation d'exportation. Statistique mondiale : 1,5 milliard de paysans sur 380 millions de fermes produisent au moins 70% de la nourriture mondiale ; au moins 370 millions sont peuples autochtones. Conclusion implicite : le modèle paysan agroécologique, ancré territorialement, n'est pas une nostalgie rurale mais une alternative productive viable, capable de conserver les sols pour les générations futures.

En clair

Les petits paysans nourrissent le monde, même s'ils contrôlent peu de terres. Ce texte prouve que l'agriculture paysanne durable peut nourrir plus de gens et mieux protéger les sols que l'agriculture industrielle.

Extraits

La production agroécologique d'aliments par les petits agriculteurs est le modèle agricole le mieux adapté pour répondre aux besoins alimentaires futurs

p. 3

La crise alimentaire contemporaine n'est pas vraiment une crise de notre capacité à produire. Elle est plutôt due à des facteurs comme la spéculation alimentaire et l'accaparement

p. 3

Le système alimentaire corporatiste dominant échoue déjà à nous fournir une alimentation adéquate et saine

p. 5

Les paysans et les agriculteurs familiaux ne détiennent que 24,3 % des terres agricoles, bien qu'ils constituent 84,4 % de toutes les exploitations agricoles et emploient rémunérément trois fois plus de personnes que l'agro-industrie

p. 6

Sur le quart des terres arables qu'ils exploitent, ces petits agriculteurs produisent 87 % du manioc total, 70 % des haricots, 46 % du maïs, 34 % du riz, 58 % du lait

p. 6

Les paysans et les agriculteurs familiaux ont une vocation de production alimentaire. L'agro-industrie a une vocation d'exportation.

p. 7

Au moins 370 millions d'entre eux sont aussi des peuples autochtones. Ensemble, ces paysans constituent près de la moitié des peuples du monde et ils produisent au moins 70 % de la nourriture mondiale.

p. 7
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