7artigodomes_2011

MST Brésil — biblioteca (WP REST API) 2011-07-01 NERA SCORE 6/10

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Synopsis

Cet article du NERA analyse l'aggravation présumée de la concentration foncière au Brésil entre 2003 et 2010, en particulier en Amazonie. Gerson Teixeira, ex-président de l'Association Brésilienne de Réforme Agraire (ABRA), retrace d'abord l'enracinement historique de cette concentration depuis les Sessmarias coloniales et la Loi de Terras de 1850. Il diagnostique ensuite les failles structurelles du cadre institutionnel brésilien : bien que la Constitution de 1988 impose que la propriété remplisse une « fonction sociale », cette exigence est vidée de sens car une terre « productive » (mesurée sur des critères de 1975) devient immunisée contre l'expropriation. Cette perméabilité légale s'aggrave sous la pression de la « course à la terre » (corrida pela terra) — un phénomène d'accaparement alimenté par trois facteurs majeurs : premièrement, la priorité politique brésilienne pour transformer le pays en grande puissance exportatrice de commodités agricoles et minérales, y compris les agro-combustibles ; deuxièmement, l'attraction du capital étranger cherchant des terres pour l'éthanol, la production de pâte à papier, et pour compenser la vulnérabilité alimentaire mondiale ; troisièmement, les opportunités spéculatives créées par les marchés climatiques (accords de la COP). Le texte souligne l'impuissance administrative : le programme « Terra Legal », censé régulariser les possessions sans litiges en Amazonie, échoue faute d'un cadre réglementaire cohérent dans un contexte où le foncier est forgé dans les conflits. Les données cadastrales de l'INCRA de 2010 révèlent, selon Teixeira, un approfondissement mesurable de la concentration, particulièrement au Nord/Amazonie. Reconnaissant le caractère exploratoire de son analyse — le cadastre est déclaratif et a pu être déformé par les attentes suscitées par les promesses fédérales de régularisation — Teixeira dessine un signal cohérent : le Brésil s'oriente vers une ultra-concentration foncière au service de l'agro-industrie extractiviste et du capital international, au détriment des petits exploitants et des territoires amazoniensLocalisés.

En clair

Cet article explique pourquoi, au Brésil, malgré les lois qui devraient empêcher une seule personne de posséder trop de terres, les grandes fermes accaparent de plus en plus, surtout en Amazonie. Le gouvernement brésilien favise les grandes exploitations d'exportation et laisse le capital étranger acheter des terres sans limite. Les lois existent sur le papier, mais elles ne s'appliquent pas : une grosse ferme « productive » ne peut pas être reprise par l'État pour en donner aux sans-terre.

Extraits

a concentração da propriedade fundiária no Brasil foi ampliada e consolidada como marca [...] indissolúvel da nossa história

p. 1

a grande propriedade pode descumprir os demais graus e requisitos para o cumprimento da função social e, ainda assim, estará imune à desapropriação

p. 2

um movimento de aprofundamento da concentração da posse da terra no Brasil, mais precisamente no Norte/Amazônia

p. 2

transformação do país em um grande protagonista no comércio internacional de commodities minerais e agrícolas

p. 3

a procura de terras no país pelo capital externo, movida: (i) pela aposta no mercado global do etanol; (ii) para os investimentos das papeleiras

p. 3

expressivo fenômeno de corrida pela terra e pelos bens ambientais no Brasil

p. 3

a frouxidão dos controles e dos marcos regulatórios sobre o acesso à terra

p. 2
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