FR Solidarity towards social movements in Philippines facing criminalization
La Vía Campesina — publications (WP REST) 2024-03-19 SCORE 9/10
Document original ↗Synopsis
Ce document est une déclaration de solidarité de La Via Campesina envers les paysans philippins victimes de criminalisation systématique pour leurs luttes en faveur de droits fonciers et de souveraineté alimentaire. Le texte documente plusieurs cas concrets : Antonio Tolentino, leader de 71 ans emprisonné 10 ans (avec accusations reconnues comme forgées) pour avoir mené une mobilisation en faveur de la redistribution des terres de l'Hacienda Dolores à Porac (Pampanga), contexte dans lequel deux dirigeants ont été assassinés en 2015 et 300 paysans expulsés depuis 2014 ; Glenda Lape et Vincent Gantalao, cultivateurs de noix de coco faussement accusés de vol en 2022 ; Ronnie et Marivic Banquilles, poursuivis dans la péninsule de Bondoc (Quezon) ; et l'organisation SANAMABASU, harcelée depuis 2009 avec plus de 50 fausses accusations contre ses membres pour défense des droits fonciers. Le document dénonce la criminalisation en tant que stratégie d'étouffement des mouvements paysans et demande au gouvernement philippin de rejeter ces accusations et de reconnaître le droit des paysans à la terre. Ce texte illustre un continuum entre expulsion, répression physique (assassinats), incarcération politique et harcèlement juridique contre les mouvements de libération des terres en Asie du Sud-Est.
En clair
Aux Philippines, les paysans qui se battent pour récupérer des terres aux grands propriétaires sont envoyés en prison sur de fausses accusations. Ce texte expose comment les gouvernements utilisent le système judiciaire pour écraser les mouvements paysans qui luttent pour nourrir leurs communautés et garder leurs terres.
Extraits
Deux dirigeants de son organisation ont été assassinés en 2015, tandis que 300 paysan.ne.s ont été expulsé.e.s de ces terres depuis 2014.
ont subi diverses formes de harcèlement et de criminalisation de leurs mouvements en faveur des droits fonciers, faisant l'objet de plus de 50 fausses accusations.
nous demandons instamment au gouvernement philippin de rejeter toutes ces fausses accusations et de défendre le droit des paysan.ne.s à la terre et à la souveraineté alimentaire.